LE FIL

Bordeaux

Deux châteaux passent du pavillon australien à celui chinois

Jeudi 14 mars 2019 par Alexandre Abellan

Propriété historique du Fronsadais, le château Cadillac a développé son activité viticole sous l’impulsion de son ancien propriétaire, Richard Serisier.Propriété historique du Fronsadais, le château Cadillac a développé son activité viticole sous l’impulsion de son ancien propriétaire, Richard Serisier. - crédit photo : Château Cadillac-en-Fronsadais
Dans le Fronsadais, les châteaux Cadillac et Meillac viennent d’être vendus par Richard Serisier, prenant sa retraite, à un investisseur de Pékin, qui compte accentuer le développement de ces propriétés hautement patrimoniales..

Dominant la Dordogne sur la rive droite, les châteaux Cadillac et Meillac, leurs vignobles et leurs stocks viennent d’être achetés par « monsieur Chen, investisseur asiatique en Technologie, Médias et Télécommunications » indique un communiqué de l’agence de transactions foncières Vineyards-Bordeaux (affiliés exclusif de Christie's International Real Estate). Annonçant de futurs investissements sur la propriété, l’investisseur de Pékin compte poursuivre le développement initié par son précédent propriétaire, l’australien Richard Serisier.

Spécialisation viticole

Ayant acheté le château Cadillac  en 2004, Richard Serisier vient de prendre sa retraite. Durant quinze ans, il en a accentué l'orientation viticole, la propriété étant passée de parcelles en fermage à une vingtaine d'hectares en propre sur le canton de Fronsac (en appellations Bordeaux et Bordeaux Supérieur). Connu pour ses fortifications, sa chappelle et son parc qui forme un ensemble médiéval très touristique, le château Cadillac-en-Fronsadais ne peut utiliser le terme de château Cadillac sur ses étiquettes, ne produisant pas de vin de cette appellation d’origine protégée. Ses vins sous vendues sous les marques Le Bout du Monde et château Montrevel. En 2013, Richard Serisier a également acquis le château Meillac au vigneron Claude Bertrand sur la commune de Saint-Romain-la-Virvée (en appellation Bordeaux). L'ensemble représente 15,5 hectares de vignes, avec une possibilité de planter 9 ha en plus.

À noter que pour Richard Serisier, cet investissement viticole tenait du retour aux sources. Il plaçait ses pas dans celui de son arrière-arrière-grand-père, le vigneron bordelais Jean-Émile Serisier, qui s’était installé en Australie en 1839 et a fondé un domaine, Eumalga Vineyard, en Nouvelles-Galles du Sud.

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