LE FIL

Rencontre

Didier Guillaume recevra la filière le 7 février

Jeudi 31 janvier 2019 par Marion Sepeau Ivaldi

Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, a montré son attachement à la part culturel du produit vin.
Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, a montré son attachement à la part culturel du produit vin. - crédit photo : DR
Ces derniers jours, ministre de l’Agriculture a multiplié les prises de position en faveur du vin devant des journalistes plutôt hostiles. Il recevra les représentants des différentes organisations professionnelles la semaine prochaine.

Les représentants des différentes organisations professionnelles viticoles seront reçus le 7 février par Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, pour une rencontre d’une heure trente. Et, sans doute, se rendront-ils au ministère dans un esprit plutôt serein après les récentes prises de position tenues du ministre de l’Agriculture dans les médias. « Je pense que le ministre ne se force pas quand il dit que le vin n’est pas un alcool comme les autres. Il est profondément convaincu qu’il faut de la prévention et, en même temps, reconnaître que le vin est lié au terroir et à la gastronomie » réagit Jérôme Despey, président du Conseil vin de FranceAgriMer qui salue : « il y avait longtemps que l’on n’avait pas vu un ministre aborder le sujet de manière aussi rationnelle ! » 

Mise en oeuvre de la règlementation européenne
Deux grands thèmes seront à l'ordre du jour de la rencontre. Le premier sera la politique agricole commune. « Nous aborderons notamment les sujets liés à la complexification de l’instruction des dossiers et des téléprocédures. L’aide à la promotion des entreprises est en grande difficulté avec des délais d’instruction beaucoup trop long » déplore Jérôme Despey. Il sera également question d’étiquetage et des autorisations de plantation nouvelles. Le sujet est brûlant. Le ministère de l’Agriculture veut faire appliquer la loi, à savoir de pas limiter les plantations de vins de France en dehors des aires d’appellation. Il sera aussi question du dépassement du seuil de 1 % d’accroissement du vignoble. Faut-il appliquer ce seuil région par région ou faut-il l’appliquer au niveau national ? « A titre personnel, je suis favorable à ce que les bassins de production qui concourent à dépasser ce seuil soient pénalisés ! » confie Jérôme Despey.

Point sur les phytos
Les échanges avec le ministre de l’Agriculture porteront également sur le plan filière, second thème prévu lors de la rencontre.Il sera notamment question d’environnement avec l’enjeu des alternatives au glyphosate (et le besoin d’accompagnement financier pour l’achat de matériel d’entretien du sol) et celui de la réduction de l’utilisation des phytos (et le besoin d'accompagnement financier pour l’achat de matériel de pulvérisation. Pour rappel, plus de 50 % du parc pulvé français doit être changé). Les responsables professionnels comptent aussi défendre le lissage du cuivre. « L’Anses voudrait qu’il n’y ait pas de lissage. Nous défendrons l'application de la règle européenne et que la règle européenne » lance Jérôme Despey.

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VignerondeRions Le 01 février 2019 à 10:11:28
L'addiction n'est pas uniquement lié à l'alcool, c'est un phénomène très préoccupant, les jeux d'argent, ou les consoles vidéos font des dégâts comme l'alcoolisme. Pour autant doit on tout stigmatiser au nom d'un principe de précaution, je ne le crois pas une seconde, il en va de l'équilibre de notre société. Bien souvent l'addiction survient pour pallier des problèmes et je n'ai jamais vu des responsables politiques se dire que s'ils résolvaient ces problématiques, les phénomènes addictifs reculeraient. C'est plus facile d'interdire que d'éduquer, d'accompagner, sauf que l'interdiction ne fonctionne pas, les drogues qui sont interdites, nous prouvent qu'elles ont leurs publics malgré celà. Quand on gratte un peu pour comprendre, il y a une souffrance réelle avant de tomber dans l'addiction. Alors interdire, réguler ou autre ne réglera jamais le problème initial, du pourquoi devient on addict, et doit on ennuyer l'intégralité d'une population pour pallier à la conséquence de problèmes qu'on ne règle pas.
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