LE FIL

Anjou

Jo Pithon cède son domaine

Lundi 11 juin 2018 par Patrick Touchais

Jo Pithon et son repreneur, l'investisseur parisien Ivan Massonnat.Jo Pithon et son repreneur, l'investisseur parisien Ivan Massonnat. - crédit photo : Jean-Yves Bardin
Le vigneron angevin vient de vendre ses 9 ha et son activité de négoce à Ivan Massonnat, un financier, passionné de vins, qui constitue avec d’autres rachats, un domaine de 25 ha.

C’est une figure du vignoble angevin. Un de ceux qui depuis plusieurs décennies ont milité pour la valorisation des vins de l’Anjou, ceux de chenin sec en particulier, et ardent défenseur de la viticulture bio. Jo Pithon a décidé de passer la main et vient d’annoncer qu’il cède son domaine à Ivan Massonnat, un investisseur parisien, originaire de Savoie, passionné de vins. Les deux hommes se sont rencontrés lors du dernier Salon des vins de Loire en février à Angers. L’un cherchait à vendre son activité de viti-négoce, l’autre concrétisait une envie de plusieurs années : reprendre un domaine viticole. C’est un autre vigneron, bien connu du vignoble, Patrick Baudouin, qui les a mis en relation.

Un nouveau domaine de 25 ha

Outre les 9 ha de Jo Pithon, l’investisseur, associé dans un cabinet de capital-investissement, a racheté également 10 ha à Pascal Laffourcade dans les meilleurs crus angevins : Quarts-de-Chaume grand cru, et Coteaux du Layon 1er cru Chaume. “Via la Safer, nous avons également repris 6 ha supplémentaires. Nous arrivons à 25 ha, ce qui me semble une taille critique ici”, précise Ivan Massonnat.

A l’instar du travail mené par Jo Pithon depuis des années, le futur domaine – dont le nom n’est pas encore arrêté – prévoit de se focaliser sur le chenin vinifié en sec. “On misera sur des vins équilibrés, et avec une bonne capacité de vieillissement, pour l’export et le CHR français en belle gastronomie”, résume l’investisseur, qui souhaite axer le développement par la valorisation, mais aussi, créer une cuvée d’entrée de gamme du domaine à un prix abordable.

Reste désormais à structurer la société – avec le recrutement de deux à trois personnes, dont un(e) responsable – les trois salariés de Jo Pithon seront conservés, et lui-même interviendra comme consultant pour accompagner la reprise.

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