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Les vins de Porto s'offrent Barack Obama comme conférencier

Mercredi 23 mai 2018 par Alexandre Abellan

Après avoir quitté la maison blanche en 2017, Barack Obama estimait lors du sommet The Global Goals que « le changement climatique est la menace qui pourrait définir les contours de ce siècle ».Après avoir quitté la maison blanche en 2017, Barack Obama estimait lors du sommet The Global Goals que « le changement climatique est la menace qui pourrait définir les contours de ce siècle ». - crédit photo : Fondation Obama
Axé sur les solutions agricoles au changement climatique, le premier Climate Change Leadership Summit va s’appuyer sur un panel de personnalités, dont deux prix Nobel de la paix et même Pancho Campo.

Ce 6 juillet, la ville de Porto accueille le premier Climate Change Leadership Summit et le quarante-quatrième président des États-Unis. Entre la rédaction de ses mémoires et la production d’émissions pour Netflix, Barack Obama mettra ses talents de conférencier au service de la visibilité d’un sommet sur les solutions au changement climatique. Devant répondre à 25 questions de Juan Verde, le président de l'Advanced Leadership Foundation, l’ancien président américain évoquera les challenges de l’adaptation à la nouvelle donne climatique.

Annonçant un plateau de personnalités de choix, dont un autre prix Nobel de la paix, le professeur srilankais Mohan Munasinghe, la salle du Porto Ageas Coliseum devrait sans souci remplir ses 3 000 fauteuils. D’autant plus qu’au-delà de la signature du protocole de Porto, l’objectif de ce sommet est de lancer un appel à l’action. Voire de former une base de données sur les adaptations pratiques au changement climatique pour les entreprises, explique Adrian Bridge, le PDG de Taylor’s Port, sur le site de la mairie de Porto.

Premier sponsor de l’évènement, la maison familiale de portos inscrit le sommet dans la durée. À cet effet, une prochaine conférence est déjà prévue en mars 2019, se focalisant cette fois sur les impacts du dérèglement climatique sur le vignoble mondial. « Ce changement est déjà un enjeu viticole fort, avec le manque d’eau, la précocité des vendanges et l’enjeu d’adaptation des cépages aux soubresauts du climat » indique Frederico Falcão, le président de l’Institut Portugais de la Vigne et du Vin, qui coorganise le sommet.

Al Gore en 2019 ?

Quant à savoir le montant du chèque déboursé pour s’offrir la présence, exceptionnelle, de Barack Obama, ce n’était pas un enjeu balaient les organisateurs. « Il a récemment signe un contrat de 65 millions de dollars pour un livre. Donc ce n’est vraiment pas une question d’argent. Il est passionnément préoccupé par le changement climatique » confie Adrian Bridge au site Drinks Business. Au-delà des enjeux financiers, la venue de l’ancien président aurait été facilitée par l’implication de l’Advanced Leadership Foundation et de l’American College of Spain, dont le représentant auprès du sommet n’est autre que Pancho Campo, l’ancienne star des vins ibériques. Si l’expert espagnol s’était éloigné du monde du vin suite au « Panchogate » (l’affaire des « frais occasionnés » par des dégustations du WineAdvocate*) et organise des conférences sur le sujet du changement climatique. Pancho Campo a d’ailleurs été formé à l’exercice par Al Gore, l’ancien-vice président des États-Unis et protagoniste du documentaire Une Vérité qui dérange. Prix Nobel de la paix en 2007 pour son activisme écologique, aux côtés du professeur Mohan Munasingh, on peut raisonnablement penser qu’Al Gore sera la tête d’affiche du deuxième sommet de Porto, en mars 2019.
 

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