LE FIL

À la TV ce 27 février

Cash Investigation revient dans les vignes de Bordeaux et de Bourgogne

Jeudi 08 février 2018 par Alexandre Abellan

Présenté par Élise Lucet, le reportage sera signé par la journaliste Elizabeth Drevillon.Présenté par Élise Lucet, le reportage sera signé par la journaliste Elizabeth Drevillon. - crédit photo : Premières Lignes TV (émission de 2016)
Deux ans après l’émission choc qui a mis les CMR sur le devant du débat viticole, le reportage Cash Impact suscite les incertitudes. Avec un focus sur les ouvriers viticoles et les traitements aux abords des écoles.

La date et l'heure seront dans de nombreux agendas viticoles, en espérant qu'elles donnent une simple veillée et pas de nuits blanches. Ce 27 Février à 22h35, France 2 diffusera un nouveau numéro de Cash Investigation dédié aux pesticides dans le vignoble français. Intitullée « Pesticides : notre santé en danger », cette émission donnera une suite au reportage diffusé le 2 février 2016 (« Produits chimiques : nos enfants en danger »). Deux ans après avoir mis la question des molécules Cancérigènes Mutagènes et Reprotoxique au cœur du débat viticole et les anti-phytos dans les rues de Bordeaux, ce nouvel opus engendre l’incertitude autant que l’inquiétude à Bordeaux. « On ne sait pas quel sera l’angle... Je ne pense pas qu'il soit question du Système de Management Environnemental des Vins de Bordeaux ! Mais on se doute que la production de nos grands châteaux ne sera pas mise à son avantage en étant comparé avec l’artisanat des petits clos de Bourgogne » glisse un représentant de la filière girondine.

Comme le rapporte le Bien Public, des membres de la filière bourguignonne estiment en effet « s’être bien sortis » de l’exercice, « l’œil du cyclone se concentrerait surtout sur le vignoble bordelais ». Les spéculations sur cette émission datent de la fin 2017, l’Union des Industries de la Protection des Plantes avait alerté ses adhérents sur la possibilité d’une visite surprise d’une équipe de Cash Investigation lors du salon Sitevi. Des éléments de langage avaient même été proposés pour ne pas donner une image agressive et emportée des fournisseurs de phyto.

"Sujet d’intérêt public"

Produit par Premières Lignes TV pour France 2, Cash Investigation a lancé le concept Cash Impact pour voir comment un sujet évolue après une émission. « La rédaction de Cash est repartie sur le terrain à la rencontre des ouvriers agricoles qui sont les premières victimes de ces produits dangereux » annonce un communiqué de l’émission, repris par les sites spécialisés. Ajoutant que « la journaliste Elizabeth Drevillon a enquêté dans le vignoble bordelais et en Bourgogne pour savoir si les pratiques avaient changé… notamment aux abords des écoles et des habitations. »

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craoux Le 12 février 2018 à 13:21:18
C'est bien ça "Baraud jc" et "vitidu10" ! Surtout pas se poser de questions ! Et marteler encore et encore, sans plus d'analyse, que le secteur viti a un "poids" économique, qu'il génère des emplois ... Un tel discours irréfléchi est sinistre (avez-vous des enfants ? peu vous chaut de leur laisser cette Terre souillée, gangrénée ? ... et rappelez-vous cette blague > "Mes amis, on est au bord du gouffre ! .. je n'aurai qu'un mot : EN AVANT !". Pour un peu, s'il n'y avait que des viticulteurs comme vous, j'aurais presque envie de passer définitivement à l'eau ! .... mais heureusement, il y a des réactions qui donnent du baume au cœur > merci "BOISSIE HENRI" !
Bandol20 Le 11 février 2018 à 20:30:48
Certes, il est difficile d’admettre que vous vous êtes plantés avec les phytosanitaires. La presse dévoile enfin les nombreuses études qui démontrent le danger des résidus qui se retrouvent dans nos verres de vin. Il ne vous reste qu’à retrousser vos manches et revenir à une culture saine. La conversion en bio coûte cher ? Et bien soyez assurés que votre laxisme va vous mener lentement mais sûrement à votre perte. Je ne bois plus que du bio et j’encourage tous ceux qui croient au vin d’en faire autant. Le temps du poison sera révolu....
Baraud jc Le 09 février 2018 à 18:38:35
Émission certainement encore à charge car formaté par des médias bobos parisiens quand aux pratiques qu'elle soient bios ou non ,j'espère qu'on regardera le revenu des viticulteurs concernés et le climat des régions concernées ,sans oublier le besoin de main d'œuvre ,le bilan carbone et les conséquences sanitaires d'un vignoble non protégé ! Par la meme il serait très intéressant de voir le poids économique sur les régions concernées et l'emploi qui en découle ! Enfin concernant les teneurs résiduaire en produits phytopharmaceutiques il serait très intéressant de comparer avec d'autres denrées alimentaires importés ainsi que les produits de beauté car directement mis sur la peau
BOISSIE HENRI Le 09 février 2018 à 15:52:54
Il serait temps de s’intéresser au vignoble du Languedoc Roussillon, premier dans la conversion en agriculture biologique. pour ma part, en bio depuis 2008 sur mes 9 ha de vignes de muscat petit grain, sans perte de récolte, en fonctionnant uniquement avec du soufre liquide... on peut vivre sans ibs, glyphosate et autres perturbateurs endocriniens
vitidu10 Le 09 février 2018 à 14:53:45
Les viticulteurs sont considéré comme des dealers une honte !!! Laissez les vignerons faire leur travail. On devrai faire un Quash investigation sur le salaire d'élise lucet ! on aurai aussi de belles surprises
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