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Tout est bien qui finit bien
Les antiphytos saisissent la main tendue de Bernard Farges

Souvent évoquée de part et d'autre, la nécessité de travail en commun entre les vignerons et la société civile tient désormais d'un engagement partagé.
Par Alexandre Abellan Le 24 janvier 2018
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Les antiphytos saisissent la main tendue de Bernard Farges
'Un mouvement irréversible est bel et bien en cours dans notre région bordelaise' annonce Bernard Farges. - crédit photo : Alexandre Abellan (archives)
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« Je suis ravi que la main tendue ait été saisie » pose le viticulteur girondin Bernard Farges, soulagé que prenne fin la partie de ping-pong lancée par voie de communiqués avec les associations Alerte aux Toxiques et Collectif Infos Médoc Pesticides. Les deux collectifs antiphytos visaient le président du syndicat viticole de l’AOC Bordeaux et ancien président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux pour les résultats d’analyse de résidus phytos de sa cuvée 2014 du château l’Enclos (cliquer ici pour en savoir plus).

« Plutôt que d’alimenter une polémique vaine et injuste par médias interposés, et de choisir la voie de l’attaque personnelle, je trouverais plus constructif de mettre nos énergies et nos compétences en commun pour accompagner la dynamique engagée à Bordeaux » leur répondait Bernard Farges.

Chiche !

Se plaçant « dans l'attente d'un premier rendez-vous », les associations se disent prêtes à saisir l’opportunité d’une réflexion collective dans un communiqué de réponse. Mais leurs porte-parole indiquent que « passée cette bonne intention commune, un problème subsiste, c'est l'orientation de cette énergie mise en commun ». Les associations proposent ainsi un plan d’action dont la priorité est de ne plus utiliser de produits classés Cancérigènes Mutagènes et Reprotoxiques (CMR). Les associations proposent également d’informer les riverains des horaires de traitements, de créer un comité de suivi, de traiter en bio les parcelles à proximité de zones sensibles…

« Dans leurs propositions, il y a des choses qui sont en cours. On va se mettre au travail ensemble » pose Bernard Farges, qui voit dans le projet régional de réseau de réduction des phytos un cadre idéal pour intégrer les demandes de la société civile (cliquer ici pour en savoir plus).
 

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