LE FIL

Vignes d’Aquitaine

Structurer la réduction des phytos, la bonne résolution 2018 !

Mardi 16 janvier 2018 par Alexandre Abellan

Devant fédérer les acteurs de la filière vin, le projet TIGA aquitain doit également devenir un lieu d’échange avec les citoyens. Et notamment les riverains, qui n’ont pas encore été sollicités.Devant fédérer les acteurs de la filière vin, le projet TIGA aquitain doit également devenir un lieu d’échange avec les citoyens. Et notamment les riverains, qui n’ont pas encore été sollicités. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
Accompagnant le mouvement de fond de la filière et de la société sur la baisse des intrants, le plan régional de mise réseau des innovations viticoles a l’année pour se concrétiser.

Sélectionné ce début d’année par la Caisse des Dépôts, le projet de « laboratoires à grande échelle de la réduction de l'usage des pesticides » de la région Aquitaine se prépare désormais à disputer les finales des Territoires d’Innovation Grande Ambition. Avant l’appel à projet définitif de l’été et la clôture des candidatures en fin d’année, « il y a encore beaucoup de travail » résume Jean-Pierre Raynaud, le vice-président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, délégué à l’agriculture.

Présentant ce 15 janvier l’avant-projet et ses nombreux partenaires, la Région se replaçait dans la suite du plan de réduction de l’usage des pesticides signé en juillet 2016 avec la Chambre d’Agriculture de Gironde et le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux. Une initiative qui a permis une prise de conscience : « on s’est rendu compte que tous les opérateurs du vignoble travaillent sur le sujet, mais qu’il n’y a pas de structuration » analyse Lydia Héraud, la conseillère régionale en charge de la viticulture et des spiritueux à la Région.

180 millions € à la clé

Cherchant à créer un entraînement vertueux, la Région se donne comme premier objectif « de partir de la problématique des phytos pour changer de modèle viticole et développer de nouvelles pratiques pour s’adapter au changement climatique et à résoudre l’effondrement de la biodiversité » esquisse Lydia Héraud.

Ayant obtenu 400 000 euros pour finaliser son projet, la Région compte bien remporter l’appel à projet et débloquer les 50 millions d’euros prévus pour chaque vainqueur sur dix ans. D’après les premières estimations, le budget global du projet pourrait s’élever à 180 millions €.

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