LE FIL

Flavescence dorée

Une unité de traitement à l’eau chaude pour Cognac

Vendredi 01 septembre 2017 par Alexandre Abellan

Le bâtiment du centre de traitement par bain à l’eau chaude sera construit à côté de l’Ampélopole du Conservatoire du Vignoble Charentais, qui sera finalisé dans la foulée.Le bâtiment du centre de traitement par bain à l’eau chaude sera construit à côté de l’Ampélopole du Conservatoire du Vignoble Charentais, qui sera finalisé dans la foulée. - crédit photo : E. Daigre Arhitectes
Fruit d’un partenariat entre le conservatoire et la pépinière du vignoble charentais, ce projet « assurance » doit désormais sortir de terre pour être opérationnel dès le début 2018.

Posée en août, la demande de permis de construire du centre régional de traitement à l'eau chaude à l’Institut de Formation de Cherves-Richemont (Charente) pourrait aboutir sur des travaux dès la fin de l’année. Et de premiers trempages de bois dès le début 2018, comme l'espèrent les deux chevilles ouvrières du projet, François Bodin (président du syndicat des pépiniéristes viticoles du Cognac) et Sébastien Julliard (le directeur du Conservatoire du Vignoble Charentais). Avec une première machine de Traitement à l’Eau Chaude (TEC), le centre pourrait traiter jusqu’à 2 millions de plants par an (soit 20 % de la production charentaise). Sachant que le bâtiment pourrait accueillir une deuxième machine à bain (montant donc son rythme de croisière maximal à 4 millions de plants par an).

« L’idée n’est pas de promouvoir le traitement à l’eau chaude systématique. Mais d’avoir un outil d’assurance, au cas par cas. Qu’il s’agisse de répondre si nécessaire à des soucis sur une parcelle ou aux demandes de clients » précise d’emblée Sébastien Julliard. Pour les porteurs du projet, l’enjeu est avant tout de sécuriser l’approvisionnement charentais en matériel végétal exempt du phytoplasme de la flavescence dorée. « Nos vignes mères travaillent à flux tendu, il y a beaucoup de demande et on ne peut pas se permettre qu’une parcelle soit mise de côté » renchérit Sébastien Julliard.

350 000 euros d'investissement

Portée par la pépinière de Cognac et le conservatoire charentais, cette unité régionale TEC prend la forme d’un Groupement d’Intérêt Économique. Au terme de l’appel à inscription, quarante pépiniéristes en sont adhérents (représentant 80 % de la production de plants charentais). Aucun nouveau membre ne sera accepté, à part de jeunes pépiniéristes tout juste installés précise Sébastien Julliard, qui assurera la gestion quotidienne du centre.

S’élevant à 350 000 euros le coût de construction de l’unité de TEC devrait être financé à 70 % par des aides. Le centre devant permettre de lutter contre la propagation de la flavescence dorée, et donc réduire les traitements phytosanitaires, l’Agence de l’Eau Adour Garonne participera à hauteur de 50 %. L’outil sera également subventionné par le plan régional de compétitivité de la pépinière, ainsi que des aides du département et de collectivités locales. Sachant que le terrain de construction a été gracieusement donné par la mairie de Cherves-Richemont (soit 4 500 mètres carré).

 

Précédemment, les possibilités de TEC pour les plants de Cognac se limitaient à un pépiniériste charentais ou à la Chambre d’Agriculture de Gironde

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