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Millésime bio 2017 fait battre le cœur des vins bios

Mercredi 01 février 2017 par Alexandre Abellan

Les 902 exposants de cette 24ème édition sont réunis dans un seul hall : le Palais Phocéen du Parc des Expositions de Marseille Chanot.Les 902 exposants de cette 24ème édition sont réunis dans un seul hall : le Palais Phocéen du Parc des Expositions de Marseille Chanot. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
Le salon ouvre ses portes du 30 janvier au premier février. Suivez en direct les nouveautés, le résumé des conférences et des interviews sur ce fil d'actus.

15h29, le 01/02

Vers la fermeture des portes

Petit à petit en ce début d’après-midi, les allées du Palais Phocéen se clairsèment. Les importateurs s’en vont prendre leurs avions et les vignerons rechargent leurs fourgons. La fin du salon Millésime Bio est proche, et l’heure du bilan avec. Si les organisateurs attendent demain pour communiquer les chiffres d’affluence, ils ne peuvent cacher leur confiance d’atteindre l’objectif fixé des 5 000 visiteurs. Ce qui représenterait une réussite pour cette première édition délocalisée à Marseille.

Pour l’article de bilan sur ce vingt-quatrième Millésime Bio, rendez-vous demain dans les colonnes de Vitisphere.

 

14h02, le 01/02

FranceVinBio : La filière bio de la vallée du Rhône va se constituer en interprofession

« Les régions viticoles qui ne sont pas adhérentes à FranceVinBio sentent le besoin de notre appui sur la réglementation et l’accompagnement technique. On espère que la structuration des vins bio en vallée du Rhône va aboutir très rapidement pour qu’ils nous rejoignent » se félicite Richard Doughty, le président de l’interprofession FranceVinBio, qui tenait ce 31 janvier son conseil d’administration en marge du salon Millésime Bio. Se basant actuellement sur un noyau de bonnes volontés rhodaniennes, ce projet d’interprofession des vins bio pourrait se concrétiser dans l’année. Et un projet similaire serait au stade d’idée pour le vignoble provençal. Grande absente de FranceVinBio, la Bourgogne ne semble pas avoir résolu ses enjeux de gouvernance.

À noter un autre dossier pour FranceVinBio en ce début 2017, l’adhésion à la Fédération Internationale des Mouvements d'Agriculture Biologique (IFOAM). Cette volonté de peser dans les institutions mondiales de la bio s’intègre également dans la perspective d’un Congrès Mondial de l’IFOAM à Rennes en 2022.

 

11h38, le 01/02

Vinifications : Les effets attendus des autolysats et levures sèches inactives sur les moûts bio

La réglementation européenne des vins bio étant née avant le flou entre les autolysats et levures sèches inactives ne soit levé, ces derniers sont purement et simplement interdits en bio. La révision par la Commission Européenne du règlement bio étant en cours, « en 2018, nous aurons, a priori, le droit d’utiliser au moins les autolysats en bio » estime Philippe Cottereau (Institut Français de la Vigne et du Vin). Ce qui ouvrirait bien des possibilités de complémentation organique, les vinificateurs bio étant aujourd’hui limités au Phosphate Diamonique (DAP).

Misant sur l’autorisation future des autolysats et LSI, les techniciens du bio se sont penchés ces dernières années sur leurs effets relatifs sur les vinifications. « Les autolysats montrent une efficacité régulière et homogène entre les spécialités commerciales testées sur la réduction de la durée des fermentations alcooliques » résume Valérie Pladeau (SudVinBio). Par contre, « les LSI sont plus irrégulières sur de fortes carences. Mais présentent un intérêt certain sur des carences faibles à moyenne. »

Ce qui pousse la technicienne à envisager deux nouvelles stratégies d’apport azoté : 100 % organique pour les faibles carences, mixte pour des carences fortes (autolysat et DAP).

 

 

10h45, le 01/02

D’un à cent : L’amplitude du coût de la fertilisation azotée en viticulture biologique

Sur la vigne, « une carence azotée peut affaiblir le pied, réduire les rendements (nombre et poids des baies), compliquer la maturation et les vinifications… » rappelle Pascal Guibault, technicien à la Chambre d’Agriculture de Gironde, lors d’une conférence sur Millésime Bio. Pour corriger ces carences, les viticulteurs bio peuvent recourir à une large palette d’engrais organiques. Se basant sur le dernier référentiel du coût des fournitures de la CA 33, il apparaît que les coûts vont d’un à cent, d’un marc enrichi de distillerie à un amendement enrichi en acides aminés (voir photo ci-dessous*).

Au vu de ces coûts, Pascal Guibault conseille aux vignerons de bien s’assurer que la carence est liée à l’azote, et pas à d’autres paramètres pédologiques (acidité, enherbement, tassement du sol). Et « il ne faut pas sous-estimer les autres moyens de maintenir ou augmenter la fertilité des sols, comme conserver les sarments ou semer des engrais verts » conseille l’expert. Qui souligne que « le rendement ne peut se modifier du jour au lendemain. Il s’inscrit dans une gestion raisonnée et durable ».

* : Sachant que l’engrais Perlurée sert de référence, mais est un engrais conventionnel, non utilisable en bio.

 

 

08h01, le 01/02

Grande distribution : +13 % de ventes de vins bio en 2016

« Nous savons que la grande distribution n’est pas le circuit privilégié pour la commercialisation des vins bio (comptant pour 20 % des ventes), mais c’est un marqueur de la consommation des vins bio » explique Laure Lacombe, la responsable du service économique d’InterOc lors d’une conférence de Millésime Bio. Avec cette grille de lecture, il est vrai que les taux de croissance des achats de vins bio en GMS sont impressionnants : +13 % en volume et +14 % en valeur sur l’année 2016, avec 18,7 millions de cols commercialisés pour un chiffre d’affaires de 87 millions d’euros. Ce qui représente une « très forte performance quand marché vins tranquilles en difficulté et en recul » commente l’analyste.

Désormais, les vins bio pèsent pour 1,5 % des ventes de vin en grandes surfaces. Dans ces ventes, les rouges sont largement majoritaires (avec 58 % de volume), suivis pas les rosés (30 %) et les blancs (12 %). Les vins d’appellation représentent le gros des ventes (60 %), suivis de près par les IGP (40 %). Les autres vins restent anecdotiques, ceux sans indication géographique comptant pour 0,1 % des volumes et les vins étrangers pour 0,6 %.

À noter que si 99 % des magasins proposent des vins bio d’après les panels IRI, 51 % des consommateurs réclament plus de choix selon l’Agence Bio.

 

16h45, le 31/01

Vrac : Marché tendu pour les bio de Pays d’Oc

En France, « peu d’infos sont disponibles sur les vins bio » pose d’emblée Laure Lacombe, la responsable du service économique de l’interprofession des vins de Pays d'Oc IGP (InterOc), lors d’une conférence Millésime Bio. L’organisme languedocien est l’un des rares à suivre les performances économiques des vins bio, notamment en vrac*.

Sur les huit dernières campagnes, les volumes de bio ont quadruplé en Pays d’Oc, atteignant 146 400 hectolitres pour la période 2015-2016 (soit 3 % des volumes contractualisés). Cet engouement se confirme sur le début de la campagne 2016-2017, où ce sont les bio qui s’arrachent. « Le marché est très tendu. Il a commencé très tôt pour le bio, alors que pour le conventionnel il y a eu un mois de retard » rapporte Laure Lacombe. Actuellement, 103 600 hl de vin bio Pays d’Oc IGP ont déjà été échangés (pesant pour 4 % des volumes échangés).

Mais si la demande ne cesse de croître, la valorisation des vins bio a tendance à se tasser. « Il y a un point de convergence sur les valorisations supplémentaires, avec des écarts de 20 à 50 % entre bio et conventionnel. Ce sont deux marchés très distincts » souligne Laure Lacombe.

* : À noter que le Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence (CIVP) réalise également ce suivi.

 

 

15h23, le 31/01

Marketplace bio : Nouvelles sélections pour les Vins Bio de Camille

Ouvert en novembre 2016, le site de vente en ligne Les Vins Bio de Camille réunit « 24 vignerons, pour une centaine de vins français » explique Rémi Hourcq, cofondateur du site, en quête de nouveaux vins dans les allées du salon Millésime Bio. « On n’empile pas les références, on les sélectionne par la dégustation » précise Matthieu Pélissier, cofondateur du site (manquait à Millésime Bio Céline Leroy, la troisième cofondatrice). « Nous ne sommes pas des techniciens, mais la bio montre qu’il y a une alternative aux produits phytosanitaires lourds. Et on se rend compte que ceux qui travaillent en bio et biodynamie sont passionnés, et produisent de bons vins ! » ajoute-t-il.

Fonctionnant sans stock, les Vins Bio de Camille proposent une mise en relation entre des consommateurs et des producteurs, qui envoient, directement depuis leur domaine, les vins commandés, avec une prise en charge par un transporteur dédié. Sans abonnement, le site se rémunère avec une commission sur les ventes réalisées. Toujours en phase de lancement, la plate-forme sent la demande croissante des consommateurs pour une approche simple des vins, notamment bio. La communication du site est ainsi décomplexée, ne serait-ce qu’avec son nom, dont la justification est ouvertement nébuleuse.

 

 

14h41, le 31/01

Marque bannière : Les Artisans Bio visent 1,8 million € de chiffre d’affaires en 2017

Lancée il y a un an par le groupement coopératif Vinadeis et Robert Eden, le copropriétaire du château Maris (AOC Minervois cru la Livinière), la marque collective Artisans du Bio reste aussi ambitieuse que confiante. L’an passé, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 500 000 euros, essentiellement à l’export. Pour 2017, l’objectif est d’atteindre 1,8 million €, avec 450 000 cols commercialisés.

Persuadé de la pertinence de cet étendard commun, Robert Eden explique qu’« Il faut structurer l’offre de vin bio sur des principes qualitatifs. Je ne pense pas qu’il y en ait trop, mais pour un acheteur elle est très dispersée ». La bannière regroupe ainsi les gammes Terre des Sens (avec une « expression libre » du terroir languedocien et de ses cépages), Trente-Quatre (avec des vins issus de l’Hérault)…

Et s’il propose aussi bien des vins bio qu’en biodynamie ou sans sulfites, Robert Eden souligne que ce que demande le marché, ce sont avant tout de bons vins : « digestes, avec des maturités équilibrées ».

 

 

13h05, le 31/01

Plant de vigne bio : le projet de cahier des charges du Comité National de l'Agriculture Biologique

« Aujourd’hui, il n’y a pas de production bio de plants de vigne. Ce qui met la France en limite de la réglementation européenne sur les semences bio » rapporte Gisèle Larrieu, de l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO), lors d’une conférence Millésime Bio. Pour sortir de ce régime dérogatoire, le Comité National de l'Agriculture Biologique s’est donc concerté sur ses attentes concernant des plants de vigne certifiés bio. D’après l’avis établi en juillet 2016, seul le greffon aurait à être produit selon les règles de l’agriculture biologique (le porte-greffe ne produisant pas directement).

« Pour produire un plant bio, le greffon doit être issu d’une plante mère conduite en bio depuis au moins deux périodes de végétation, ou que le greffon soit élevé en AB pendant au moins deux périodes de végétation » détaille l’avis du CNAB. Et dès lors qu’il y a eu greffe, le plant doit être conduit en bio. Ce qui pose des problèmes techniques, notamment pour la lutte contre la flavescence dorée (le pyrévert ne pouvant assurer les traitements en pépinière après la greffe). Le recours au traitement à l’eau chaude des bois a la préférence des vignerons bio, qui rappellent d’ailleurs que le temps de mise en production d’une vigne, soit trois ans, correspond au temps de conversion du conventionnel vers la bio.

« La réflexion est lancée, on espère qu’elle aboutira dans les plus brefs délais » conclut Gisèle Larrieu. Mais au-delà questions techniques, il subsiste également des interrogations économiques sur le surcoût de la production de ces plants bio.

 

 

12h20, le 31/01

Règlement européen : l’enjeu du déclassement du bio pour résidus de pesticides

Entamé il y a trois ans par la Commission Européenne, le processus de révision de la réglementation bio communautaire n’est toujours pas achevé, alors qu’il doit, théoriquement rentrer en application au premier janvier 2018 (avec les délais, il serait désormais question de janvier 2019). « Nous n’avons pas réussi à avoir d’accord en décembre 2016, l’objectif est toujours de l’obtenir pour juin 2017. Ou sinon pour la fin de l’année » espère Julien Viaud, du bureau qualité du Ministère de l’Agriculture, lors d’une conférence durant le salon Millésime Bio.

Parmi les points actuels d’achoppement, on retient l’enjeu des seuils de déclassement automatique des produits bio en cas de présence, mesurée, de résidus phytos conventionnels. « L’intention de la Commission Européenne est bonne, pour garantir que si l’on a un produit bio il n’y a pas de pesticides, mais en réalité, un exploitant bio n’est pas à l’abri de contamination extérieure » explique Julien Viaud. Souhaitant prévenir tout déclassement « injuste », le gouvernement français s’oppose à ce principe de sanction. Mais la Commission Européenne en a fait un point clé. « La volonté de la commission est d’ajouter plus de contraintes pour maintenir le degré de confiance des consommateurs dans le label bio » précise Julien Viaud.

Est également en débat la fréquence des contrôles, actuellement annuels (rythme que la France souhaite maintenir, mais qui pourrait être infléchi selon une analyse de risque).

 

 

10h35, le 31/01

Consommation et production : les derniers chiffres clés de la filière bio en France

« Le vin suit la même progression que l’ensemble de la consommation de produits bio » pose Didier Perréol, le président de l’Agence Bio, en conférence sur Millésime Bio. Sur la décennie s’achevant en 2015, les achats français de vins bio pour la consommation à domicile ont été multipliés par dix, ayant bondi à 670 millions d’euros (+14 % par rapport à 2014). D’après les dernières données de l’Agence Bio, les vins bio comptent désormais pour 7,5 % des ventes françaises de vin. Sachant que le marché domestique consomme à 99 % des vins français.

En 2015, le vignoble bio français regroupait 5 176 exploitations (à 93 % dans la production de raisins de cuve), pour 68 565 hectares (à 99 % pour la production de vins). Et sur cette superficie bio, 16 % sont en cours de conversion (soit 10 964 ha). 46 % des vignerons produisent leurs vins à leur exploitation, tandis que 203 caves coopératives produisent des vins bio (on en recensait 70 en 2009).

 

09h00, le 31/01

Œuvre de pédagogie : Les particularités des vins bio expliquées en vingt vidéos

S’étant délocalisé au parc des expositions de Marseille, le salon Millésime Bio en a profité pour installer des écrans géants diffusant ses vidéos promotionnelles. Le long de ce rendez-vous, les organisateurs de SudVinBio diffusent en boucle une vingtaine de courtes vidéos donnant les clés de compréhension de la filière des vins bio. Qu’il s’agisse des particularités techniques de la viticulture biologique (des traitements aux travaux du sol) ou de la réglementation européenne quant à son étiquetage (et son logo). Le but étant de rappeler les fondamentaux de la bio à des professionnels n’étant pas forcément plus au fait que le grand public.

Disponibles sur la plate-forme Youtube de SudVinBio, ces vidéos comptent bien durer plus que les trois jours de salon.

 

17h08, le 30/01

Challenge Millésime Bio 2017 : 413 vins médaillés mis à la dégustation

Si le Palais Phocéen réunit dans un seul hall tous les exposants de Millésime Bio, c’est dans la Palais Méditerranéen que se trouvent l’oenothèque et les vins récompensés par le Challenge Millésime Bio 2017. Sur les 1 413 échantillons inscrits au concours de dégustation, 413 vins ont été médaillés (respectivement +1,5 % et -1,5 % par rapport à l’an passé). Ils sont disponibles à la dégustation, avec des fiches détaillant les coordonnées de l’exposant, et ses tarifs.

Cliquer ici pour accéder au détail des vins primés.
 

 

15h45, le 30/01

Vendanges 2017 : premiers échos, positifs, de l'Hémisphère Sud

Accueillant des vins issus de quatorze pays, le salon Millésime Bio donne l’occasion de faire le point sur les vendanges qui commencent à animer l’hémisphère sud. La récolte a ainsi commencé en Afrique du Sud. « C’est une année très sèche. Entre les feux et l’aridité, les rendements sont en légère baisse par rapport à l’an passé. Mais avec la viticulture bio et la biodynamie, nos vignes s’arrangent mieux de la sécheresse » témoigne Jonathan Grieve, le propriétaire d’Avondale Estate (70 hectares certifiés à Paarl). Les feux ponctuent également la fin de saison viticole au Chili, même si le début de la récolte est attendu pour février-mars. « Cela va beaucoup mieux cette année. On s’attend à un très bon millésime, sans les pluies et l’effet El Niño de 2016 » souffle José Tirado, responsable export des vignobles Emiliana (850 ha certifiés).

En Argentine, également soulagement alors que les premiers raisins blancs sont ramassés. « Le climat argentin le devait bien à notre vignoble, après les médiocres vendanges 2015 et 2016 » témoigne Thanassis J. Vafiadis, qui dirige la Bodegas Krontiras (Lujan de Cuyo). Et espère pouvoir produire cette année un malbec sans sulfites. De Nouvelle-Zélande, les premiers échos font état de maturités prometteuses sur pinot noir, mais d’une pression oïdium croissante sur sauvignon blanc.

Toutes ces propriétés témoignent que si la démarche bio (souvent doublée de biodynamie) est plus accessible en hémisphère sud, elle reste inhabituelle dans leurs vignobles. Où la notion de développement durable reste embryonnaire.
 

 

 

14h13, le 30/01

Côtes-du-Rhône : +11 % de valorisation pour les vins bio en Grande Distribution

A l’occasion d’un point presse au restaurant Otto, l’interprofession des vins du Rhône a fait le point chiffré sur le développement de son offre bio. Et ses performances commerciales en GD. D’après les données sur l’année 2016 des panels IRI, les ventes de vins bio rhodaniens se sont élevées à 20 000 hectolitres pour une valorisation moyenne de 3,46 euros la bouteille. Quand pour les conventionnels, le niveau de commercialisation était de 445 000 hl pour 3,13 €/col. Soit une valorisation de 11 % supérieure.

Le prix moyen de la bouteille de vin bio d’appellation rhodanienne a ainsi augmenté de 2 % en un an (après être tombé à moins de 3,3 €/col en 2013 et 2014).

 

 

12h54, le 30/01

Ce qu'il faut retenir de l’inauguration de la 24ème édition du salon Millésime Bio

« La dynamique et le poids économique du vignoble bio rendent nécessaires un évènement comme Millésime Bio » pose dans son discours d’inauguration Patrick Guiraud, le président de l’association organisatrice SudVinBio. Faisant du salon le symbole de la réussite des vins bio, le vigneron languedocien pose deux pistes de développement futur : « accroître l’effort à fournir pour améliorer la technique du bio et réduire le risque des aléas climatiques. Et donner plus d’informations aux professionnels et au grand public sur les bénéfices de la bio (en termes de santé, d’environnement, d’emploi…).

Et en gardien du temple de Millésime Bio, il pose au passage que « le monde des salons ne suit pas un long fleuve tranquille. La recomposition du paysage nous a conduit à nous délocaliser à Marseille pour préserver notre identité. La bio à moitié, ça n’existe pas. »

Le rendez-vous mondial des vins bio (qui revendique le statut de troisième rendez-vous professionnel des vins en France), défend en effet farouchement son indépendance. Dont son format témoigne : stands identiques, sans hiérarchie des appellations ou producteurs.

 

11h37, le 30/01

Concilier bio et développement durable : la Cave de Tain au rapport !

« Le passage à la viticulture bio est une démarche personnelle. Mais le partage des informations techniques permet à tous d’améliorer nos itinéraires techniques » se félicite Nicolas Machon, apporteur bio à la Cave de Tain l’Hermitage depuis 2009. Présentant l’édition 2017 du rapport Développement Durable de la Cave de Tain, le viticulteur souligne l’effet d’entraînement de la bio. Qui ne s’oppose pas aux pratiques conventionnelles, mais aident à réduire leur usage d’intrants par l’expérimentation et l’exemplarité.

Le guide 2017 des bonnes pratiques de la Cave de Tain fait ainsi la promotion de la prophylaxie (par aération de la grappe), de la confusion sexuelle, du travail du sol… « On a la chance d’avoir un cépage, la syrah, qui s’y prête. Et un vignoble très venté » commente Nicolas Machon, qui souligne les volets sociaux et économiques du développement durable (avec l’implication des adhérents dans la vie de la coopérative, ou la création d’une association des anciens pour s’occuper des ruches de la cave ou des vignes de Valence).

Ambassadeur de marque, David Quillin note que commercialement, bio et développement durable vont on ne peut mieux ensemble : « ça nous sert de tremplin, avec un raisonnement qui va plus loin que la viticulture. Les deux approches se complètent en allant dans la même direction. »

Sur 1 000 hectares de vignes apportées à la Cave de Tain, 10 % sont certifiés bio. La totalité des surfaces adhère à la démarche Vignerons Développement Durable.

 

 

10h31, le 30/01

Sans sulfites, ni levures : Jeanjean s’essaie au vin nature

En vinifiant sans levurage, ni ajout de sulfites, ni filtration de raisins bio, « on retrouve la pureté des terroirs, sans artifice » se félicite Vincent Fabre, assistant marketing des Vignobles Jeanjean (groupe AdVini). Présentant sur le salon Millésime Bio le premier vin nature du groupe languedocien, il se réjouit des premières commandes reçues, validant la pertinence de cette innovation. Baptisée l’Autochtone, cette cuvée de cinsault, produit sur le domaine du Causse d’Arboras (en IGP Saint-Guilhem-le-Désert), reste cependant confidentielle : avec 35 hectolitres en 2016, soit 5 000 cols (avec un Prix de Ventre Conseillé de 15 euros TTC).

Cette cuvée vise les ré́seau traditionnels (cavistes et restauration), mais a déjà effectué sa première expédition vers le Québec. Tout l’enjeu de cette cuvée reste sa conservation. « Comme un rosé, ce vin est à consommer dans l’année suivant le millésime » note Vincent Fabre. Un nouvel essai de cuvée nature sera tenté en 2017, mais avec la volonté de ne la commercialiser que si elle est niveau. 2016 ayant présenté des conditions idéales pour un tel essai.

Sur les 260 hectares des vignobles Jeanjean, 160 sont aujourd’hui certifiéśs en bio.
 

 

06h00, le 30/01

Millésime Bio passe le cap des 900 exposants

Pour sa première édition marseillaise, Sud Vin Bio annonce des chiffres en hausse. L'édition 2017 passe en effet le cap des 900 exposants certifiés bio (avec 902 domaines et metteurs en marché, contre 872 l’an passé), rassemblant 40 % de l’offre des vins bio de l’Hexagone. Ses exposants sont majoritairement français (à 78 % du total), et plus particulièrement de la région Occitanie (40 % des exposants nationaux). Pour les exposants étrangers, ceux italiens et espagnols se distinguent (avec 40 et 32 % de la délégation internationale).Mais le salon se flatte surtout d’une hausse de 10 % des acheteurs pré-inscrits avant l’ouverture. Ce qui permet aux organisateurs de viser 5 000 visiteurs (contre 4 500 l’an dernier*).

 

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