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Languedoc

Après les vidanges de citernes de vin, l’Espagne saisit la Commission Européenne

Vendredi 20 janvier 2017 par Alexandre Abellan

Vues de l’autre côté des Pyrénées, les actions languedociennes contre les camions de vins espagnols tiennent d’avantage des attaques de diligence que des protestations syndicales.
Vues de l’autre côté des Pyrénées, les actions languedociennes contre les camions de vins espagnols tiennent d’avantage des attaques de diligence que des protestations syndicales. - crédit photo : Union de Uniones
Condamnant les actions languedociennes contre les camions transporteurs de vins espagnols, Madrid dénonce une atteinte à la libre-circulation communautaires des marchandises.

Se joignant aux « fermes condamnations » du ministre français de l’Agriculture contre « les exactions sur [deux] camions-citernes contenant du vin espagnol », le gouvernement ibérique saisit pour sa part la Commission Européenne. Dans un communiqué lapidaire, l’exécutif espagnol estime que « ces faits, qui se reproduisent avec une récurrence regrettable, sont préoccupants. Car ils représentent une violation flagrante de nombreux principes fondamentaux de l’Union Européenne. Telle la libre circulation des marchandises entre états membres. Mais aussi la propriété et la sécurité des biens et personnes. »

"Ces attaques ne sont pas tolérables au XXIème siècle"

Au-delà de ces protestations, l’Espagne demande également à la France de garantir la protection de ses transports sur l’Hexagone. Bien moins diplomatique, le syndicat espagnol d’Union des Unions d’Agriculteurs et Eleveurs (UUAG) réclame « des moyens pour contrôler et châtier exemplairement ceux qui ne respectent pas les lois commerciales communautaires ». S’indignant d’« actes intolérables de vandalisme », ce communiqué souligne que « les protestations des agriculteurs français se trompent de cible. Au lieu de s’attaquer à la grande distribution (dont beaucoup sont à capitaux français) qui abuse de leur position dominante pour les prix, ils s’attaquent à des producteurs qui subissent les mêmes pressions. »

A noter que l’UUAG avait déjà demandé des sanctions européennes en août dernier. Les réactions politiques espagnoles avaient alors culminé avec la convocation de l’ambassadeur français à Madrid.

 

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craoux Le 20 janvier 2017 à 09:08:11
Lamentable ! La violence (!) d'une gifle (assez mollassonne d'ailleurs) n'est rien en comparaison de l'expression de la violence aussi imbécile qui caractérise l'intelligentsia languedocienne de base .. Est-ce que ces mononeuronaux "boudent" tout ce qui vient d'Espagne (fruits, légumes, matos, propositions de séjours ..) ? Est-ce qu'ils privilégient scrupuleusement, au quotidien, le "made in France" systématiquement ? .. pas sûr. Eux aussi sont pourtant regardants sur le prix, les coûts. Pourquoi ne boudent-ils pas les MCR espagnols quand il faut booster le degré de leurs pinards ? Et si il y a une demande dans la gamme des 1ers prix (jusqu'à 2,5 € par col) qu'ils ne peuvent pas satisfaire, est-ce que ce vandalisme de voyous est la "bonne réponse" ? ... Quand je pense que ces abrutis auront à coup sûr déjà bénéficié d'aides publiques (au moins via les aides à la plantation), j'enrage. Je propose que toute acte de vandalisme ou toute action violente (entrave aux échanges) écarte son auteur du recours au bénéfice de toute aide publique (UE ou nationale).
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