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"Terroristes du vin"

Un syndicat espagnol demande des sanctions européennes contre le CRAV

Mercredi 17 août 2016 par Alexandre Abellan

« Ce ne sont pas les Français, mais les Espagnols qui devraient s’indigner des différences de cours » estime José Manuel de las Heras (à la tribune, à droite).
« Ce ne sont pas les Français, mais les Espagnols qui devraient s’indigner des différences de cours » estime José Manuel de las Heras (à la tribune, à droite). - crédit photo : Unión de Uniones de Agricultores y Ganaderos
De l’autre côté des Pyrénées, les actions languedociennes contre les vins espagnols scandalisent. Tout comme le manque de réaction ferme des autorités françaises.

« Les protestations énergiques, les fermes rejets et les convocations de l’ambassadeur français ne suffisent pas ». Afin d'enrayer le cycle des dégradations de vins ibériques revendiquées par le Comité Régional d’Action Viticole, le syndicat espagnol d’Union des Unions d’Agriculteurs et Eleveurs (UUAG) réclame désormais des représailles réglementaires. L’UUAG demande ainsi au ministre espagnol de l’Agriculture de mettre à l’ordre du jour de la prochaine rencontre du Conseil des Ministres de l’Agriculture, ces 13 et 14 septembre à Batrislava, des sanctions pour « éradiquer ces actions ». Il s’agirait de pénalités visant les filières où se répètent des « actes de vandalisme » et de dispositifs contraignants les « pays restant passifs » face aux pressions s’exerçant sur « les flux commerciaux ».


N’est pas indigné qui devrait

« La France fait tout son possible pour entraver la libre circulation des produits sensibles pour elle, comme le vin. La passivité de ses autorités face aux attaques de camions citernes ou la destruction de vins non-français n’est qu’une partie de cette stratégie de boycott » s’emporte José Manuel de las Heras, le coordinateur national de l’UUAG, dans un communiqué cinglant.

Citant le tableau de bord des prix agricoles de l’Union Européenne, l’UUAG souligne qu’en mai dernier, le prix moyen d’un « vin rouge basique » s’élevait en France à 5,72 euros par degré alcool et hectolitre, quand il était de 3,03 €/degré.hl en Espagne. « Ce ne sont pas les Français, mais les Espagnols qui devraient s’indigner des différences de cours » tempête José Manuel de las Heras, pour qui « après des décennies d’intégration commerciale, il est inexplicable que, pour les vins les plus basiques, il existe des différences de prix aussi abyssales, alors que les qualités sont proches et les marchés distants d’à peine quelques centaines de kilomètres. »

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