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Xavier Coumau

En vrac, « Bordeaux a la chance d’avoir un millésime très commerçant »

Vendredi 18 novembre 2016 par Alexandre Abellan

« Tout est extraordinaire avec ce millésime : la belle couleur, les arômes fruités, les tannins soyeux » s’enthousiasme le président régional des courtiers, qui prévoit une campagne porteuse.
« Tout est extraordinaire avec ce millésime : la belle couleur, les arômes fruités, les tannins soyeux » s’enthousiasme le président régional des courtiers, qui prévoit une campagne porteuse. - crédit photo : Xavier Coumau SARL
Pour le président des courtiers girondins, la générosité et la qualité de 2016 annoncent une campagne équilibrée. Aux cours soutenus pour la viticulture, et aux volumes suffisants pour répondre aux marchés du négoce.

Les vins rouges étant toujours en fermentation malolactique, le lancement de la campagne de commercialisation des bordeaux 2016 semble encore bien éloigné. Ce qui n’empêche pas l’impatience de monter, entre la production qui se félicite de voir ses chais plus remplis qu’escomptés, et la place bordelaise qui a hâte de mettre en marché ce beau millésime. « Bordeaux a énormément de chance. Il y a peu de millésimes où l’on fait autant de rendements avec d’aussi belles qualités » résume Xavier Coumau, le président du Syndicat régional des courtiers de Bordeaux, de Gironde et du Sud-Ouest.

Equilibres

Après des campagnes marquées par de petites disponibilités en vrac*, l’arrivée surprise d’une récolte généreuse est un soulagement partagé. Aussi bien par les familles du vignoble que du négoce. Ce qui constitue une concordance inhabituelle, alors que le vignoble girondin enregistrerait une hausse de 10 % de ses volumes (avec 5,5 millions hectolitres attendus par l'interprofession).

« Quand il y a de tels écarts de production d’un millésime à l’autre, neuf fois sur dix il y a un effondrement des prix. Mais ce n’est pas dans l’air du temps » estime Xavier Coumau. Qui l’explique par « la faiblesse des stocks en bordeaux rouge, le déficit de production dans les autres régions et la qualité prometteuse du millésime devraient équilibrer le marché ». Selon ses éléments de diagnostic, le millésime 2016 sera des plus faciles à absorber par les marchés.

"Une baisse des cours n’est pas dans l’air du temps"

Ce qui conduit le courtier à tabler sur une stabilité des cours du bordeaux rouge : « on va partir sur une base de 1 200 euros le tonneau » estime-t-il. Evoquant cependant une possibilité de repli en cours de campagne, selon les tendances du marché (notamment européen). Mais il souligne surtout l’opportunité d’une campagne équilibrée. « C’est vraiment un millésime où viticulture et négoce peuvent faire de bonnes affaires. La production va avoir un maintien des cours pour de bons rendements. Le négoce va enfin avoir les volumes pour alimenter ses tuyaux, avec des prix qui ne sont pas hors-marché » conclut-il.

 

* Sur la campagne 2015-2016, ce sont 2,45 millions d’hectolitres de vins de Bordeaux qui ont été échangés en vrac. Représentant 45 % des sorties de Bordeaux (cliquer ici pour en savoir plus).

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