Accueil / Commerce/Gestion / Les cours du vrac sont le thermomètre d’un manque de disponibilité persistant
Les cours du vrac sont le thermomètre d’un manque de disponibilité persistant
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin

Bordeaux
Les cours du vrac sont le thermomètre d’un manque de disponibilité persistant

Les récoltes moyennes se succédant, les volumes de vrac restent limités, au profit de la bouteille, qui se maintient, et des cours, qui restent fermes.
Par Alexandre Abellan Le 01 septembre 2016
article payant Article réservé aux abonnés
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin
Les cours du vrac sont le thermomètre d’un manque de disponibilité persistant
Sur la campagne, 1,60 million hl ont été échangés pour le groupe Bordeaux (+7 %), dont 1,29 million hl pour la seule AOC Bordeaux rouge (+7 %), 187 000 hl pour l’AOC Bordeaux Supérieur (+12 %), 173 000 hl pour l’AOC Bordeaux blanc (-13 %) et 110 000 hl pour l’AOC Bordeaux rosé (-5 %). - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
S

ur la campagne 2015-2016, ce sont 2,45 millions d’hectolitres de vins de Bordeaux qui ont été échangés en vrac. Soit une hausse de +5 % des enregistrements en un an. « Mais cela ne ramène pas au niveau moyen des campagnes qui ont précédé la faible récolte de 2013 » nuance immédiatement Jean-Philippe Code, le directeur du service économique du Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux (CIVB). Si elles ont été plus généreuses, les récoltes de 2014 et 2015 sont en effet restées moyennes. Et n’ont donc pas permis de dégager autant de volumes de vrac que par le passé.

Définissant le profil des sorties girondines, l’appellation Bordeaux rouge marque la prédilection des propriétés pour la bouteille. Ce qui constitue un nouveau régime de commercialisation, où le vrac pèse de moins en moins. Actuellement, les échanges en vrac représentent 45 % des sorties de Bordeaux. Quand en 2011-2012, ils pesaient pour 48 % des volumes. Et même 55 % en 2005-2006. Devenu une variable d’ajustement face à la faiblesse des récoltes successives, le vrac fait tampon quand les volumes en bouteille restent globalement stables*.

Cours soutenus

Sur cette campagne vrac, cette conjoncture s’est traduite par une nette anticipation des achats (qui se sont concentrés sur la première moitié de campagne) et une forte fermeté des prix (du fait des faibles disponibilités). Seules les appellations Bordeaux rouge et Sauternes affichent des hausses significatives de leurs cours souligne Jean-Philippe Code. Le prix moyen du tonneau de Bordeaux rouge a progressivement augmenté, et s’est élevé à 1 245 € en moyenne (+3 %). « Avec une fourchette de cours resserrée, l’essentiel des contrats étant enregistré entre 1 200 et 1 249 €/tonneau » précise l’expert.

Pour les Sauternes, le prix moyen a bondi à 4 597 €/tonneau (+8 %). « Il faut se rappeler que son cours a connu une plongée, du fait de problèmes structurels (avec des niveaux de récolte supérieurs à la demande). La tendance s’est inversée et il y a un réajustement de l’équilibre » pointe Jean-Philippe Code.

Pour les autres appellations, les cours sont restées globalement stables : +2 % pour l’AOC Bordeaux Supérieur (à 1 462 €/tonneau), +1 % pour les Côtes (à 1 377 €/tonneau), +1 % pour le Bordeaux blanc sec (à 1 204 €/tonneau), -1 % pour les Médocs (à 2 336 €/tonneau)… Et +1 % pour l’AOC Bordeaux rosé (à 1 158 €/tonneau), qui marque un retour à l’équilibre suite à de moindres revendications (la forte production de 2014 ayant conduit à une braderie des volumes excédentaires).

Les stock resteraient bas

A la veille de vendanges incertaines, pour cause de coup de chaud, les sorties sur la campagne seraient en légère augmentation (+2 % pour 4,83 millions hl à la fin mai). Grâce à la reprise du marché chinois et au tonus de celui américain. « Les projections de stocks prévoient une hausse de 300 000 hl, pour un total inférieur à 7,3 millions hl. On resterait relativement bas » conclut Jean-Philippe Code.

 

* : Affectées en décalé par le petit millésime 2013, les commercialisations en bouteille des appellations médocaines et libournaises sont actuellement en phase de reprise, après des baisses de sortie. Les volumes embouteillés du groupe Bordeaux sont restés globalement stables ces dernières années,

Partage Twitter facebook linkedin
Tous les commentaires (0)

Pas encore de commentaire à cet article.

VINICONNECT

© Vitisphere 2022 - Tout droit réservé