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Languedoc

Coop de France plaide pour une stabilité des cours des vins

Mardi 25 octobre 2016 par Michèle Trévoux

Boris Calmette, président de Coop de France Languedoc-Roussillon et Valérie Bastoul, directrice du syndicat. 'Compte tenu des stocks au 31 juillet, nous démarrons cette campagne avec des disponibilités similaires à celles de l’an dernier, de l’ordre de 19 millions d’hl. C’est un niveau de disponibilité historiquement bas'.
Boris Calmette, président de Coop de France Languedoc-Roussillon et Valérie Bastoul, directrice du syndicat. 'Compte tenu des stocks au 31 juillet, nous démarrons cette campagne avec des disponibilités similaires à celles de l’an dernier, de l’ordre de 19 millions d’hl. C’est un niveau de disponibilité historiquement bas'. - crédit photo : Michel Trévoux
Coop de France estime que, les disponibilités en début de campagne étant faibles, les cours des vins devraient rester stables.

« Des recommandations de sagesse », c’est le message que Boris Calmette, président de Coop de France Languedoc-Roussillon, dit avoir délivré ce vendredi 21 octobre à Béziers, lors de la traditionnelle réunion d’après-vendanges. Une centaine de présidents et directeurs de caves coopératives de la région ont assisté à cette rencontre pour connaître la situation du marché en ce début de campagne.

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Une récolte historiquement faible en Languedoc-Roussillon

Coop de France fait l’analyse, d’après les chiffres de l’OIV, d’un marché mondial à l’équilibre avec une baisse de la production mondiale en 2016, alors que la consommation se stabilise après deux années de recul. En Europe, la récolte 2016 sera également en baisse. Même si l’Italie s’en sort plutôt bien avec 48,8 millions d’hl cette année (en recul de seulement 2 %) et l’Espagne progresse légèrement avec 37,8 Mhl (+1 %), la France voit ses volumes se contracter à 41,9 Mhl soit un recul de 12 %. Le Languedoc-Roussillon, qui a été fortement impacté par les aléas climatiques, produira sa plus faible récolte depuis le phylloxera : Coop de France l’estime entre 11,2 et 11,3 Mhl. La sécheresse a touché les quatre départements mais avec une intensité croissante d’est en ouest. Le département du Gard s’en sort le mieux avec un volume de 3,4 Mhl, l’Hérault chute à 4,4 Mhl, l’Aude à 2,9 Mhl et les PO à 550 000 hl.

Des recommandations de prix stables

« Compte tenu des stocks au 31 juillet, nous démarrons cette campagne avec des disponibilités similaires à celles de l’an dernier, de l’ordre de 19 millions d’hl. C’est un niveau de disponibilité historiquement bas », commente Boris Calmette. En cohérence avec cette analyse de marché, Coop de France émet donc des recommandations de prix stables par rapport à l’an dernier : en IGP Oc, Chardonnay à 120 €/hl, Sauvignon à 95-100 €, Viognier à 115 €, Merlot et Syrah à 92-93 €/hl, Cabernet Sauvignon à 95 €/hl, rosé à 90 € ; IGP de département à 78 €/hl, VSIG sans mention de cépage à 75 € en rouge, 78 € en rosé et 88 € en blanc. La même stabilité des cours est souhaitée pour les AOP. « Certains auraient souhaité que la baisse des volumes puisse être compensée par une hausse des cours. Cela n’aurait pas été raisonnable, nous aurions risqué des pertes de part de marché. Ces propositions ont, dans l’ensemble, été acceptées par les metteurs en marché », indique Boris Calmette, précisant toutefois que sur certains segments (Chardonnay, Cabernet Sauvignon), le commerce souhaite une baisse des cours. 

 

Une idée à creuser : des volumes dédiés de VSIG

Dans la foulée de la rencontre avec le négoce et les courtiers qui s’est tenue en début de mois, le président de Coop de France souhaite organiser une seconde réunion avant la déclaration de récolte, pour approfondir son idée concernant la production de VSIG : « En Languedoc-Roussillon, nous ne souhaitons pas implanter de vignoble dédié à la production de vin de France, mais nous réfléchissons à la possibilité de volumes dédiés. L’idée serait que la production s’engage collectivement sur des volumes dédiés de VSIG, qui pourraient être répartis selon les années entre les différentes caves coopératives. On garantirait ainsi chaque année un certain volume au négoce, qui en échange devrait s’engager à contractualiser pour garantir un débouché aux producteurs », explique-t-il. Une idée qui a au moins le mérite d’enrichir le débat sur le sujet très épineux du segment des VSIG, dangereusement colonisé par les vins d’Espagne dans la GD française.

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