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Nouvelles plantation
Bordeaux s'accorde à demander 600 ha en 2017

Au terme de réflexions interprofessionnelles, un consensus est né sur le contingent à planter en 2018 : il augmente de 36 % par rapport à celui de 2017. Un choix fait alors qu'en 2016, la Gironde affiche désormais un solde arrachage/plantation positif.
Par Alexandre Abellan Le 04 octobre 2016
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Bordeaux s'accorde à demander 600 ha en 2017
Après l’aussi sec qu’éprouvant été 2016, le vignoble bordelais ne peut qu’espérer de plus favorables conditions pour ses futurs plantiers. - crédit photo : Pépinières Viticoles Amblevert (irrigation d’urgence en juillet dernier)
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alidée à l’unanimité par le bureau du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux, la demande d’autorisations nouvelles de plantation pour le département girondin* s’élève à 600 hectares en 2017 : soit une hausse de 36 % par rapport aux 440 ha demandés, et attribués, en 2016. Contrairement à l’an passé, le vignoble et le négoce affichent surtout un consensus paisible. Cette sérénité nouvelle a été obtenue par la création d’un groupe de travail au sein de l’interprofession. Suite au désaccord complet qui avait empêché, l'an dernier, le CIVB de rendre un avis (consultatif) sur les demandes transmises par la production.

S’appuyant sur des résultats et prospectives économiques, ce groupe de travail a tenté de calibrer la croissance du vignoble bordelais selon les demandes futures. Si le négoce aurait bien souhaité que les plantations soient plus importantes, il a accordé ses violons avec un vignoble plus prudent. Les producteurs gardent vif le souvenir de la dernière crise viticole, ayant suivi d’importantes plantations et mené à d’aussi massifs arrachages.

Le vignoble bordelais renoue avec l’extension

A la Fédération des Grands Vins de Bordeaux, on souligne que l’exercice de prospective est d’autant plus difficile qu’il nécessite de se projeter dans le temps. Soumises à validation ministérielle en 2017, ces nouvelles surfaces ne pourront être plantées qu’en 2018 par les vignerons les ayant demandées. Ce qui laisse envisager une entrée en production pour 2020.

S’ajoute à ce décalage l’effet de la conversion des droits de plantation issus d’arrachage encore en portefeuille. D’après la FGVB (se basant sur les données des Douanes), plus de 6 000 ha de droits de plantation étaient encore en portefeuille sur la Gironde au premier janvier 2016. Au 31 juin, 2 000 ha ont été convertis. En ajoutant autorisations nouvelles et celles issues de la conversion de droit de plantation, la FGVB table sur la plantation de 1 100 à 1 200 hectares en 2018. Son directeur Yann Le Goaster, souligne que Bordeaux renoue durablement avec la croissance de son vignoble. « Pour la première fois depuis des années, en 2016 le solde entre arrachage et plantation est positif. A 740 ha » rapporte-t-il.

 

* : Ce contingent est départemental, selon une consolidant des demandes de chaque Organisme de Défense et de Gestion

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