LE FIL

Bulles et pépites

Une gamme d’effervescents pailletés d’or lancée prochainement

Vendredi 03 juin 2016 par Marion Sepeau Ivaldi
Article mis à jour le 08/06/2016 11:28:17

GisO joue sur les codes du luxe pour vendre un univers de charme.
GisO joue sur les codes du luxe pour vendre un univers de charme. - crédit photo : GisO
Originaire de la Haute-Vallée de l’Aude, la marque GisO rassemble six effervescents, tous pailletés d’or. Ils seront à découvrir pour la première fois sur Bulles Expo.

D’emblée, levons une ambigüté : GisO (pour « Gold IS Or ») n’est pas la première marque à se parer d’or et il existe déjà quelques références pailletées. Mais cette nouvelle marque se distingue à travers son ambition de se développer à grande échelle pour un prix de vente semblable aux grandes marques de Champagne (les références pailletées existantes visent des segments très haut de gamme). A découvrir sur le salon Bulles Expo à Paris (les 20 et 21 juin), elle est composée de six références dont l’assemblage est soit dominé par le chardonnay (à 90 %), soit du mauzac (à 90 %). Chaque référence a un profil bien déterminé soit organoleptique, soit parce qu’elle vise un marché précis comme celui de la nuit, le CHR ou la grande distribution. Toutes reprennent des codes du luxe avec un marketing associé utilisant soit l’image de villes telles que Paris ou Monaco, soit l’image du sport. « Nous avons tissé des partenariats avec des compétitions pour associer le nom de la marque avec un esprit sportif » ajoute, Henri Perilhou à l’initiative de la création de cette marque. Le mot « brut » est aussi un élément fédérateur du marketing de la gamme, permettant l’évocation de l’univers de l’élite des vins effervescents sans toutefois le nommer. Ce marketing vise un objectif qui Henri Perilhou ne cache pas : se positionner en alternative aux grandes marques champenoises.

Des paillettes dans la liqueur

Côté production, les raisins sont produits en altitude dans la Haute Vallée de l’Aude, en pleine appellation Limoux, sur le domaine de René Salasar dont Bonfils est désormais l’actionnaire majoritaire. Le vin, en catégorie vin sans indication géographique, est élaboré en dehors de la zone d’appellation pour toutes les opérations de dégorgeage jusqu’à l’embouteillage et l’étiquetage. Tout est fait pour préserver la qualité des raisins  et des vins afin d’obtenir une qualité « qui n’a rien à envier aux grands effervescents, avec des bulles fines et élégantes » assure Henri Perilhou. Les paillettes sont ajoutées avec la liqueur de dégorgeage. « Une bouteille contient environ 2000 paillettes de 1 millimètre » précise Henri Perilhou.

La marque entre désormais en phase de commercialisation avec des contrats commerciaux déjà signés en Amérique du Sud et au Mexique. C’est Valor Vigne (présidée par Marc Sourice et également directeur général de la Maison Salasar) qui est chargée de la commercialisation. Environ 150 000 bouteilles seront distribuées cette année, prévoit Henri Perilhou. Et ce n’est qu’un début pour GisO.

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VOS RÉACTIONS
LeGuideC Le 11 juin 2016 à 00:28:07
En relisant ma "critique", je n'ai vu nulle insulte mais simplement une opinion, certes partisane puisque attachée à tout ce qui fait l'identité de la production viticole française, à travers sa riche histoire de terroirs. Mais nous disposons encore dans notre pays de ce privilège d'expression, offrant justement l'avantage d'une discussion argumentée et réfléchie. Dans la présentation même de votre produit est énoncé sans ambiguïté l'objectif d'un positionnement au niveau du Champagne, y compris en tarif. De fait, il s'agit bien d'une technique commerciale consistant à laisser imaginer que si c'est aussi cher que du Champagne, c'est parce que c'est aussi bon voire même meilleur. Ceci d'ailleurs ne remet en rien la qualité intrinsèque éventuel du vin, que je n'ai pas dégusté encore, mais que je goûterai certainement si j'en ai l'occasion, même si, je le répète, ce type de démarche n'entre en rien dans mes critères d'intérêt pour le vin, centrés sur l'identité d'origine et de créateur, de la même façon que m'insupporte l'usage de la feuille d'or par les pâtissiers, dont certains de pointure mondiale, pour enjoliver plus encore (comment, on se le demande, vue la stricte neutralité organoleptique de ce métal précieux) une réalisation pourtant souvent déjà proche de la perfection, avec pour effet principal d'en grever le coût tout en cherchant à séduire l’œil. L'ingestion d'or aurait pu se justifier si on le considère sous l'angle de l'oligo-élément, mais cette action ne saurait provenir de ce métal lorsque sous sa forme de feuille alimentaire. A une époque où l'on s'efforce d'alléger les interventions œnologiques, après avoir compris de plus en plus l'intérêt de se concentrer sur la réussite culturale non dopée par l'arsenal phyto-sanitaire, il m'apparait sinon dommageable du moins inutile d'introduire une composante à vocation purement esthétique (et donc discutable) dans un flacon qui, je le répète, chercherait ainsi à capter l'attention, avant peut-être de séduire le palais: l'or n'enlève rien, peut-être, mais ajoute-t-il quelque chose ? La magie supposée, artifice ayant d'ailleurs déjà été utilisé de façon très éphémère, si ma mémoire ne me fait pas trop défaut, par une grande maison de Champagne, n'existe qu'avant l'acte d'achat et pour le regard extérieur mais disparait au moment de l'ingestion. Par ailleurs, alors que vous visez selon le profil technique établi le marché de la nuit ou les linéaires de la grande distribution, vous cherchez avec force à vous rapprocher du terroir et de l'appellation LIMOUX tout en vous en éloignant en permanence par la force de votre démarche marketing, je cite, tiré de l'article : "Toutes reprennent des codes du luxe avec un marketing associé utilisant soit l’image de villes telles que Paris ou Monaco, soit l’image du sport", "...marketing de la gamme, permettant l’évocation de l’univers de l’élite des vins effervescents..." Bien que n'ayant aucune inclination vers les milieux décrits, je vous souhaite néanmoins bonne réussite, car un certain nombre de personnes œuvrent certainement de leur mieux pour arriver à concrétiser votre ambition et j'ose espérer qu'ils en retireront satisfaction et bénéfice en cas de succès.
Henri PERILHOU Vigneron Le 10 juin 2016 à 18:37:15
Madame ou Monsieur " Craoux "anonyme pour l'heure !! voila une dialectique plus policée et moins agressive à l'égard des milliers de consommateurs potentiels ayant pour seule ambition de passer à leur façon, comme vous avez la votre certainement, un moment sympatrique et pourquoi pas magique. Notre catégorie ? votre perspicacité saura sans nul doute déterminer cela, avec les quelques détails que je vous ai donné en m’étant clairement l'accent sur l'aspect Qualitatif de notre démarche ! Après quoi vous parlez d'action juridiques !! Moi je fais d’abord du vin et avec un niveau d’exigence très élevé, alors tous ces aspects ne nous concernent pas et encore moins le consommateur qui lui recherche un produit de grande qualité. GisO à donc résolument pris l'identité de "l'excellence" Et la seule logique qui nous anime n est pas celle des guéguerres corporatistes, mais celle de la qualité de nos produits. Mon crédo "Un terroir d’exception, Des Vins d'expression " Résultat : "Un vin qui à le gout du soleil" comme le mentionne une œnologue reconnue. j'espère avoir pu répondre à vos interrogations.
craoux Le 09 juin 2016 à 17:38:25
Non, ce type de produit ne m'intéresse pas ... et tant pis pour sa qualité intrinsèque. Je suis vraiment gêné par le package et laisserait à d'autres de se reconnaître - s'il le veulent - dans ce positionnement plus "hâbleur" que "flatteur". En disant celà, j'exprime une critique, je n'insulte pas. Et ce qui me navre avant tout, c'est de penser à la guéguerre que livre la Fédération Nat. des Producteurs de Crémants aux vins IGP effervescents (action juridique contre les cahiers des charges IGP), alors que, dans le même pas de temps, je constate que votre produit sans IG pourra apparemment brouiller l'image des AOP effervescentes locales, sans difficulté, puisque vous pointez précisément la même origine géographique AOP pour votre VM (ou VMQ ? .. c'est quoi au fait la catégorie de votre "brut" ?) . Il manque une logique et une cohérence dans le paysage juridique des décisions prises autour des vins à IG.
Henri PERILHOU Vigneron Le 09 juin 2016 à 09:48:35
En réponse aux deux commentaires du 3 et 5 Juin sous les pseudos CRAUX et LeGuideC. Que voilà donc une déferlante de critiques et disons le d'insultes à l’égard d'un produit que vous n'avez même pas eu l’occasion de goûter !! Top facile et pas crédible donc et pour couronner le tout Anonyme !! Je vous rassure donc il ne s'agit pas ici d'un produit purement marketing, mais la créations de cuvées réalisées avec le plus grand soin en méthode traditionnelle avec des cépages cultivés dans une très belle région fort connue des amateurs qui est celle de la Haute Vallée de L'Aude (LIMOUX). Et d'ailleurs les œnologues et sommeliers reconnus et non Anonymes ont un tout autre avis je cite" J’ai dégusté la cuvée Roche blanche GisO avec beaucoup d’intérêt. C’est avant tout un effervescent de qualité qui me donne le loisir de décrire un vin de caractère. " etc... il serait trop long de les citer tous . Mais eux, je vous rassure ont pris le temps de goûter nos cuvées. Ce que je vous invite à faire !! L'ajout de notre liqueur à la Feuille d'Or ajoute simplement à la magie des bulles, et n'enlève rien à la qualité et à la finesse de nos assemblages. Après tout ce n est pas si mal comme idée de rajouter un petit plus à des moments que l'on souhaite toujours un peu magique. Pour ma part je ne me sent pas en faute, en procurent des moments un peu plus magique qu'à l’habitude, à ceux qui dégusterons nos cuvées toute en finesse et gourmandise.
craoux Le 05 juin 2016 à 18:48:16
Inutile ? .. pas sûr puisqu'il y aura assurément un public de "mecs" balourds et de répugnants gros beaufs, friqués of course, nécessairement, qui sera avide de ce genre de "produit" aussi tape à l'œil et ringard qu'une grosse et immonde chaîne en or que certains "mecs" portent à leur cou ! Suffit d'ailleurs de regarder le plan com ringard à souhait (superbes "créatures", demeures idylliques ..) pour se mettre à douter sérieusement du positionnement "haut de gamme" de cette sauce.
LeGuideC Le 03 juin 2016 à 22:06:13
Nous sommes face au triomphe, du moins "ambitionné", du marketing ronflant destiné à donner une consistance à un vin sans aucune identité, réalisable à peu près n'importe où, dont le seul objet est de briller en flattant l'ego de son concepteur et de tous ceux (et celles) qui chercheront à paraître en société, à faire valoir, bien plus que savoir faire ou savoir être. Totalement inutile !
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