LE FIL

Millésime 2015

Bordeaux réduit la voilure en rosés, l’augmente en crémants et moelleux

Mardi 01 mars 2016 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 03/03/2016 14:48:05

Pas de doutes pour Hervé Grandeau, les cours de Bordeaux se maintiendront sur la campagne 2014-2015.
Pas de doutes pour Hervé Grandeau, les cours de Bordeaux se maintiendront sur la campagne 2014-2015. - crédit photo : Agence Fleurie
A l’occasion de son assemblée générale, le syndicat viticole des AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur a chiffré sa production 2015. Globalement stable par rapport à 2014, sa récolte s’est adaptée au marché.

Globalement, 2,92 millions d’hectolitres de vins sont revendiqués en 2015 par l’Organisme de Défense et de Gestion des AOC départementales Bordeaux, soit un léger repli de 2 % par rapport à 2014. « Les rendements sont en deçà de ce que l’on espérait quelques semaines avant les vendanges » reconnaît Hervé Grandeau, le président du syndicat viticole. Mais pour lui, « c’est un grand millésime en qualité, et tout à fait normal en quantité. Il n’y a pas de manque, mais il n’y a pas pléthore de vins ».

De -28 % en rosés à +41 % en crémants

Principale évolution du millésime, la production rosés a dévissé, à 189 000 hl de rosés, soit une dégringolade de 28 % par rapport au niveau record de 2014 (262 000 hl). « C’est un réajustement naturel, nécessaire et bienvenu » estime Hervé Grandeau, qui reconnaît avoir invité les opérateur à ne produire du rosé qu’en cas de marché assuré, et pas par opportunité comme l’an passé. Le syndicat viticole avait d’ailleurs réduit les rendements de l’AOC Bordeaux rosé, de 60 à 56 hl/ha entre 2014 et 2015. « On va équilibrer le marché et retrouver des valorisations de bonne facture pour la campagne » ajoute-t-il.

Et si au niveau des Bordeaux blancs la production totale semble stable, des ajustements sont à souligner : -11 % pour les blancs secs (à 245 000 hl ),+25 % pour les Bordeaux moelleux (à 64 000 hl) et +41 % pour les vins de base de crémants (45 000 hl). Face à ces adaptations, « il n’y a pas de risques pour les marchés de crémants et de moelleux » rassure Hervé Grandeaux, « ce sont des productions très raisonnées, qui sont décidées aux vendanges à la conditions d’avoir des débouchés commerciaux. »

Stabilité des rouges, en volume et prix ?

Concentrant le gros des volumes de l’ODG Bordeaux, les rouges sont particulièrement stables, avec 1,8 millions hl en Bordeaux rouge (-1 %) et 551 000 hl en Bordeaux supérieur rouge (constant). « Les disponibilités sont plutôt tendues. On ne craint pas un effondrement des cours, mais on ne souhaite pas d’envol sur la campagne » estime Hervé Grandeau.

A noter que la production de clairet marque un repli de 15 %, à 28 000 hl.

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