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Année de conquête : Bruno Kessler souhaite l'avènement d'un vignoble français dédié aux VSIG

Par Alexandre Abellan Le 23 décembre 2014
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Année de conquête : Bruno Kessler souhaite l'avènement d'un vignoble français dédié aux VSIG
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ésirant l'émancipation des Vins Sans Indication Géographique (qu'il juge mis sous la tutelle des aléas de production des vins AOP et IGP), Bruno Kessler reste persuadé que seul un vignoble dédié aux vins de France permettra de soutenir une stratégie durable de conquête commerciale. Pour le développement de ces parts de marché, le président de l'Association Nationale Interprofessionnelle des Vins de France* espère que le système des autorisations de plantation (remplaçant dès 2016 les actuels droits de plantation) permettra de déployer la signature vins de France dans le vignoble hexagonal.

Prenant le relai de Rafael del Rey (qui a inauguré hier la série de vœux pour l'année à venir recueillis par la rédaction de Vitisphere), Bruno Kessler souhaite « que 2015 soit une année de conquête de nouveaux marchés et de nouveaux consommateurs grâce à la création de nouveaux vins de France, au développement de nouveaux vignobles modernes et à la motivation d’une nouvelle génération de producteurs et de négociants !

En 2014 Vin de France a démontré la pertinence de son offre par une croissance de +7 % de ses exportations de cépage en bouteille. Je souhaite que VIN DE FRANCE gagne de nouvelles parts de marché dans le monde en 2015.

Pour rester numéro un mondial, la France doit être présente sur tous les segments avec une stratégie économique, technique et réglementaire claire, plurielle et différenciée.

En 2015, j’appelle de tous mes vœux les entrepreneurs de la production et du négoce à saisir l’opportunité des futures autorisations de plantation et à faire valoir leur liberté individuelle de planter des vignobles modernes qui compléteront l’offre de vin que la France ne peut pas fournir à ce jour.

Ce souffle ne peut être freiné. L’offre VIN DE FRANCE doit être soutenue par tous sans crainte. Ainsi nous pourrons participer au succès de la France.

2015 est un tournant, ne nous contentons pas de reproduire notre modèle viticole français mais sachons préserver l’existant en inventant demain ! »

 

 

* : Bruno Kessler préside également l'Association Française des Embouteilleurs et Distributeurs de Vins et Spiritueux (AFED). Il est le directeur de la société Oenovia et le directeur associé de Grand Sud Vins (groupe Bernard Taillan).

 

 

[Photo de Bruno Kessler : Anivins de France]

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Tous les commentaires (4)
craoux Le 24 décembre 2014 à 17:01:44
Monsieur Kessler, je comprends à la lecture de votre commentaire que vous attendez de la filière, pour les marchés à l'export, qu'elle accepte de jouer / en contractualisant avec le négoce ? / la carte de la marque "Vin de France" hyper simple à percevoir plutôt que celle à la visibilité trop complexe des IG (IGP au cas présent). C'est un appel du pied plein de bon sens, j'en conviens. Mais il faudrait donner des gages à la filière sur les deux aspects suivants : 1/- autodiscipline au niveau négoce pour interdire tout référencement en GMS sur le marché intérieur - 2/ - gérer les marchés export des Vins de France (millésimés et cépages) sans concurrencer ni pénaliser les marchés déjà acquis aux IGP (je pense à Oc par exemple). Pour finir, je relève quand même que vous ne contestez pas que le statut du VSIG est vraiment bizarre au plan réglementaire.
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Robert G. Le 24 décembre 2014 à 10:44:01
Voeux de bon sens car mesurés, mais ne constituent-ils pas justement le fameux plan 2025 sur lequel les porte-paroles du vin français sont sensés s'être accordés... et doivent maintenant appliquer? C'est drôle, on n'entend que les pépiniéristes s'approprier cet outil: c'est ce pavé qu'il faudrait offrir sous le sapin aux joyeux drilles du négoce et de la production!
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KESSLER Le 23 décembre 2014 à 18:46:44
Au vu des chiffres que vous connaissez votre position est surprenante. la vraie concurence est elle vraiment entres vins français ? je ne le crois pas . le segment IGP progresse , comme celui des Vins de France... mais au grand export notre modéle qui a fait ses preuves , montre ses limites , les performances d'une offre plus simple et plus moderne est à notre sens une véritable opportunité mais il faut la gérer avec une vision "bien commun" plus que "bien particulier" . merci pour votre avis nous sommes preneurs de bonnes idées pour partir en conquête.
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craoux Le 23 décembre 2014 à 18:05:21
Je ne suis pas d'accord avec B. Kessler. En outre, je n'imagine pas que la sphère de production IGP acceptera de se laisser plumer. En effet, le problème d'un "Vin de France" est qu'il a un statut bâtard (qui exclut de faire mention du nom du domaine, et pourquoi si le vin n'est pas assemblé au négoce ?) et plutôt hypocrite (merci à l'OCM viticole "libérale" > mentions millésime et nom de cépage .. privilèges jusqu'en 2008 des VQPRD et des VDT avec indication géographique). Qui pourra en effet croire qu'il y a un sens économique à s'acharner à proposer un vin de table (VSIG désormais) en se privant des atouts du millésime et de la mention du cépage ? Pour moi, au mieux, un Vin de France millésimé et cépagé (!) se pose en concurrent direct des productions IGP sur le marché intérieur ou à l'export, ce qui en fait un produit bizarrement positionné au plan réglementaire.
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