ne partie de l’avenir de la lutte antimildiou du vignoble français se joue de l’autre côté des Alpes. Alors que les autorités sanitaires françaises viennent de fortement réduire les usages du cuivre dans le vignoble (suite aux décisions contestées de l’ANSES l’été dernier), l’Italie doit étudier d’autres Autorisations de Mise sur le Marché (AMM) tout en étant la cheffe de file sur la réhomologation européenne de la matière active cruciale contre le mildiou dans les vignes (bio comme conventionnelles). Sollicité par Vitisphere à l’occasion du salon Wine Paris, le ministère italien de l’Agriculture indique que « la question de l'utilisation du cuivre dans la viticulture est extrêmement sensible, car elle concerne à la fois la santé publique, la protection de l'environnement et la viabilité économique des exploitations agricoles. »
En somme, « l'Italie est pleinement consciente de la responsabilité qui lui incombe en tant qu'État membre rapporteur dans le processus européen de réautorisation de cette substance active » indique le cabinet du ministre italien de l’Agriculture, Francesco Lollobrigida, pointant que « les ministères compétents (le ministère de l'Agriculture et le ministère de la Santé) agissent sur la base de preuves scientifiques rigoureuses et dans un souci de transparence, en coordination avec les autorités compétentes et les organismes européens. »
R&D
Reconnaissant que pour « la viticulture biologique, le cuivre reste le principal allié dans la lutte contre le mildiou (peronospora) », le cabinet ajoute que « l'Italie investit activement dans la recherche et l'expérimentation de solutions alternatives et complémentaires visant à réduire progressivement la dépendance au cuivre. Cet objectif est atteint grâce à des techniques agronomiques innovantes, de nouvelles formulations et des systèmes de lutte intégrée contre les ravageurs. »
Face aux ravageurs de la vigne, « on compte beaucoup sur la résistance de la vigne, sur tout le travail de recherche qui est fait sur les cépages, les Nouvelles Techniques Génomiques (NGT). On sait qu'il faudra des cépages plus résistants au changement climatique » indiquait justement Annie Genevard, ministre française de l’Agriculture, lors d’un échange avec Vitisphere sur Wine Paris.



