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Se payer de maux

Par Alexandre Abellan Le 09 janvier 2026
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Se payer de maux
C

’est l’apnée qui vient. Glacés par le suicide d’un viticulteur et échauffés par les manifestations agricoles, les esprits vignerons sont soumis à une douche écossaise dont l’issue demeure incertaine : la révolte du désir de vivre de son métier ou l’abattement de se voir mourir à petit feu ? « Tous mes moments ne sont qu'un éternel passage

De la crainte à l'espoir, de l'espoir à la rage » écrit Jean Racine dans Bérénice. Pour basculer de l’un à l’autre, tout dépend de la rapidité et de l’efficacité de la concrétisation des annonces de fin d’année : si un plan de sortie de crise a été fixé en novembre dernier, encore faut-il le mettre en œuvre sans plus tarder pour passer à la suite : la relance de la filière, pour qu’elle renoue avec la rentabilité et la reconquête des consommateurs par l’adaptation du vignoble et l’innovation commerciale. Une vraie bouffée d’air attendue par une filière qui étouffe en ce début de nouvelle apnée.

Mais pour cela, encore faut-il solder les déséquilibres persistants : l’arrachage est annoncé à 130 millions €, mais il faut avant tout la publication du règlement européen l’autorisant et le déblocage d’un budget national ; la distillation de crise est portée par la France à Bruxelles, mais rien ne vient depuis des mois ; le soutien aux trésoreries doit être optimisé pour permettre d’investir dans la commercialisation et la mise en production, mais les propositions de la filière attendent une validation gouvernementale ; les caves coopératives se languissent d’une aide à la restructuration de leurs outils en perte de compétitivité, alors que l’étude attendue pour valider leurs besoins urgents a enfin été rendue...

Un attentisme qui tient du déjà-vu : le début 2026 ressemble beaucoup au début 2024 : les annonces faites la fin d’année précédente, déjà à Montpellier après une manifestation vigneronnetardent à se concrétiser et demandent des clarifications, alors que la grogne agricole monte et que le bouillonnement vigneron pourrait s'y ajouter et tout emporter. Faut-il de nouvelles actions désespérées contre des bâtiments de l’État, des négoces ou la grande distribution pour qu’il y ait un sursaut de l’exécutif ? « Tout mon espoir

N'est plus qu'au coup mortel que je vais recevoir » écrivait Jean Racine dans Iphigénie.

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bill et boule Le 09 janvier 2026 à 12:56:47
Le cnajmj ,qui regroupe administrateurs judiciaires et mandataires liquidateurs ,sous forme d un conseil national, sort des chiffres mensuels qui prefigurent donc l etude teimestrielle altares. Les chiffres recenrs montrent une aggravation des pricedures collectives, tant sur leur nombre que sur leur gravite .Nombre de reglements amiables basculent desormais en sauvegardes , elles memes aboutissant a la cessation de paiement et souvent heureusement au reglement, et non a la liquidation immediate .Mais que l on ne s y trompe pas: si rien ne bouge les periodes d observation seront vaines . Et si la distribution generalisee des pge bpi genevard 1 et 2 ne survient pas rapidement en ce debut 26 ,la filiere pourrait bien se bloquer faute d argent frais. Les associes des scea et ceux des entreprises unipersonnelles se retrouveraient ainsi en premiere ligne face a des creanciers inquiets donc impatients , dura lex , sed lex. Donc debut 26 plus grave que debut 25 et beaucoup plus grave que debut 24 ...et les sous prefets et prefets en sont parfaitement conscients.Esperons que nos ministres se parlent entre eux , y compris le nouveau au commerce exterieur , en qui nous avons beaucoup d espoir .Il lui faut faire des miracles et vite, comme les ecossais ont su le faire recemment avec leur mega deal indien sur le whisky . Il n est jamais trop tard pour bien faire !
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