ryptoblabes gnidiella, ou pyrale du Daphné, est un insecte qui donne des sueurs froides aux vignerons, car l’insecte peut ravager une récolte à l’approche des vendanges. En bio, pour lutter contre, les viticulteurs peuvent recourir aux produits à base de Bacillus thuringiensis. En 2024, l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV) a ainsi évalué les performances de deux d’entre eux qui se différencient par leur concentration en matière active. Le premier (BT1) est à base de Bacillus thuringiensis ssp kurstaki SA 11 (2,4E10 UI/ha) et le deuxième à base de Bacillus thuringiensis ssp kurstaki ABTS 351 (3,2E10 UI/ha). Les expérimentateurs ont comparé trois modalités : BT1 seul ; BT 1 associé à un adjuvant à base de d’huile de soja éthoxylée et BT2 seul.
Dans chaque modalité, ils ont effectué quatre applications aux dates suivantes 2, 15 et 29 juillet et le 13 août. « La première a été effectué tout début juillet au moment du pic de vol du début de l’été », a précisé Nicolas Constant, référent bio à l’IFV qui a présenté cet essai lors de la conférence sur les ravageurs émergents en bio, ce 26 novembre sur le salon Sitevi (Montpellier). Chaque traitement a été effectué après 19 heures. Les comptages effectués le 4 septembre montrent qu’avec les BT on peut obtenir un bon contrôle de cryptoblabes. Dans le témoin, 64 % des grappes étaient ainsi attaquées par le ravageur contre 23 % dans la modalité BT1, 16 % dans la modalité BT1 + adjuvant et 14 % dans la modalité BT2. En moyenne, les expérimentateurs ont observé 3,2 larves par grappes dans le Témoin Non-Traité (TNT) contre 0,93 dans BT1 (71 % d’efficacité) et 0,2 dans les modalités BT1 + adjuvant et BT2 (94 % d’efficacité).
Si ces résultats montrent qu’avec une stratégie 100 % BT on obtient un bon contrôle de cryptoblabes, ils montrent aussi que le produit BT2 est plus performant que le BT 1. Toutefois l’ajout d’un adjuvant au BT1 en renforce l’efficacité qui devient du même niveau que celle du BT2. Les expérimentateurs poursuivent leurs travaux afin d’affiner les stratégies de pilotage des traitements pour que ceux-ci soient positionnés de manière optimale afin d'en réduire le nombre.




