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Le chèque européen pour distiller les vins français attendu à Paris
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80 millions € ?
Le chèque européen pour distiller les vins français attendu à Paris

Y aura-t-il une campagne de distillation de crise des vins excédentaires en France en 2026 ? C’est la réponse que doit apporter lors du Salon de l’Agriculture la Commission européenne à la filière vin, qui attend non sans impatience le déblocage d’un budget.
Par Alexandre Abellan Le 22 février 2026
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Le chèque européen pour distiller les vins français attendu à Paris
Ayant pris ses fonctions fin 2024, Christophe Hansen a déjà visité comme commissaire européen le salon de l’Agriculture en février 2025, aux côtés d’Annie Genevard. - crédit photo : European Union, 2025
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ongeant son frein, mais ne rangeant pas sa requête, la filière vin espère avoir enfin une réponse à la demande française de financement d’une nouvelle campagne de distillation des vins en surstock sur les fonds européens de la réserve de crise de la Politique Agricole Commune (PAC). Attendu à Paris ce mercredi 25 février sur le salon de l’Agriculture, Christophe Hansen, le commissaire européen à l’Agriculture, pourrait apporter la réponse tant attendue : savoir s’il y aura une enveloppe dédiée, et si oui de combien, la filière demandant 80 millions d’euros pour envoyer à la distillerie des surstocks de vins notamment liés aux tensions géopolitiques avec les États-Unis (qui ne cessent de s’exacerber). Sur les 450 millions d’euros de ce fonds d’aides aux filières agricoles déstabilisées conjoncturellement, il semble cependant difficile pour Bruxelles d'annoncer 80 millions € afin d'apurer les surplus français de vins sans marché et sans valorisation. Des volumes qui pèsent sur l’ensemble des cours, malgré les petites récoltes hexagonales successives (le millésime 2025 réussissant à faire plus bas que le très faible 2024).

Interpelé sur le sujet ce 9 février à Bruxelles (à l’occasion de l’adoption du paquet vin), Christophe Hansen indiquait que « concernant la mobilisation de la réserve de crise, mes services sont en train d’analyser les données procurées par l’administration française et dans un dialogue très proche. On va travailler sur la situation, mais vous savez que la réserve de crise est seulement de 450 millions d’euros pour 27 états membres et pour différentes crises, on ne pourra pas tout faire, mais évidemment on va réagir. » Formulée fin novembre dernier, la demande française de financement européen de sa distillation reste au centre d’intenses échanges entre Bruxelles et la ministre française de l’Agriculture, Annie Genevard. Cette dernière annonçait ce 9 janvier attendre « la réponse imminente » de Christophe Hansen et précisait ce 11 février qu’il y avait des « signaux encourageants ». Tandis que le président de la République, Emmanuel Macron, voulait justement une annonce pour le salon de l'Agriculture.

Aide européenne à la distillation à défaut d’arrachage

Ayant répété sa fermeture à tout financement communautaire d’un arrachage définitif structurel (la France l’ayant demandé en vain la rentrée 2025), Christophe Hansen avait indiqué son ouverture à de la distillation conjoncturelle : ce qui a imposé à la France de changer son fusil d’épaule dans sa demande d’aides, optant pour un arrachage définitif à 4 000 €/ha sur 130 millions € de fonds nationaux (l’appel à manifestation d’intérêt pour les candidats est en cours jusqu’au 6 mars) et une distillation sur réserve de crise européenne (comme le Portugal, qui avait bénéficié de 15 millions € en 2024).

Suspendue à un arbitrage européen difficilement lisible, la demande de distillation de crise serait la troisième campagne française en 6 ans. Après celles de 2020 lors de la crise covid (250 millions € pour 2,6 millions hl distillés sur les 3,3 millions hl candidats) et des trois vagues de 2023 à 2024 suite à la guerre en Ukraine (200 millions € pour 3 457 vignerons, caves coopératives et négociants bénéficiaires ayant envoyé 4,4 millions d’hectolitres de vins rouges et rosés à la distillerie).

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