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Transition énergétique
La recette pour un mariage réussi entre agriculture et photovoltaïsme

L’agence de la transition écologique travaille depuis 2020 sur une classification des systèmes photovoltaïques en agriculture. Elle vient de publier un guide qui doit accélérer la transition énergétique sans impacter les cultures.
Par Marion Bazireau Le 05 mai 2022
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La recette pour un mariage réussi entre agriculture et photovoltaïsme
L’Ademe préconise aux viticulteurs de mettre en place une zone témoin avec suivi agronomique sur plusieurs années pour évaluer l’effet de l’installation sur la production. - crédit photo : Sun'Agri
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Nécessaire pour atteindre les objectifs fixés par la loi de transition énergétique, le développement du photovoltaïque dans le secteur agricole ne peut se faire sans tenir compte de la nécessité de préserver les sols agricoles ». D’où l’émergence de la notion « d’agrivoltaïsme », qui qualifie les couplages agricoles-photovoltaïques, comme le rappelle l’Agence de la transition écologique (Ademe), en introduction d’une étude complète sur le sujet.

L’Ademe a réalisé un état de l’art bibliographique basé sur une centaine de travaux scientifiques, et obtenu le retour d’expériences de 55 agriculteurs français sur différents systèmes (centrales au sol, ombrières fixes ou mobiles, serres, toitures, modules verticaux bifaciaux, ou modules sur matériel agricole), pour concevoir un guide (gratuit) de classification des projets.

Selon l’Agence, l’agrivoltaïsme repose sur la « notion de synergie entre production agricole et production photovoltaïque sur une même surface de parcelle. L’installation photovoltaïque doit ainsi apporter un service en réponse à une problématique agricole ».

Ce service peut être une aide à l’adaptation au changement climatique, une protection contre les aléas, ou une limitation des stress abiotiques.

Maintenir ou améliorer le revenu agricole

Dans tous les cas, les installations agrivoltaïques doivent maintenir ou améliorer le revenu agricole. L’Ademe préconise aux porteurs de nouveaux projets de mettre en place une zone témoin avec suivi agronomique sur plusieurs années pour évaluer l’effet de l’installation sur la production.

Président de France Agrivoltaïsme, Antoine Nogier se félicite que cette étude puisse « servir de référence pour construire un cadre réglementaire et normatif en simplifiant les procédures tout en protégeant l’agriculture et les agriculteurs. Parallèlement, il faudra donner une vraie ambition de développement de cette filière pour répondre aux enjeux auxquels le monde agricole doit faire face, comme celui d’une transition énergétique rapide ».

 

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