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Couverts, érigéron…
Une stratégie de désherbage différente pour chaque vignoble

Les vignerons ont à leur disposition plusieurs produits et méthodes de désherbage selon la couverture de leurs parcelles et leurs problématiques d’érigéron ou autres vivaces indésirables. Les voici.
Par Marion Bazireau Le 11 février 2022
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Une stratégie de désherbage différente pour chaque vignoble
La Chambre d'agriculture propose plusieurs itinéraires aux Indices de Fréquence de Traitement (IFT) 'modestes'. - crédit photo : Thierry Massol
D

ans la continuité du webinaire de la semaine passée sur l’évolution de la réglementation sur les herbicides, la Chambre d’Agriculture des Pays de la Loire s’est à nouveau adressée aux viticulteurs de sa région pour leur proposer différentes stratégies d’entretien du sol.

Nicolas Mechineau a pris quatre exemples de parcelles, correspondant aux problématiques les plus fréquemment rencontrées. « Sur un sol nu ou avec un couvert végétal très peu développé et peu d’adventices, il est possible de faire du tout chimique en intervenant en pré-levée dès février » a d’abord illustré le conseiller, en recommandant d’utiliser 0,16 kg/ha de Katana.

« Le flazasulfuron exercera une petite action défanante et permettra un deuxième passage serein de Pledge (ou Rami) à 1,2 L/ha en équivalent plein associé à 1,25L/ha de glyphosate ».

En cas d’historique érigéron, le flazasulfuron sera appliqué après, début mai. Dans ces deux situations, les Indices de Fréquence de Traitement (IFT) restent « modestes », à 0,93 en vignes étroites de 1,3 mètre, et à 0,83 pour un écartement de 2 mètres.

Dans les vignes avec un couvert continu en sortie d’hiver et/ou en présence d’épilobes, Nicolas Mechineau préconise d’agir dès maintenant avec une demie ou trois quarts de dose de flazasulfuron en équivalent plein en association avec 1,25L/ha de glyphosate. « La synergie des deux molécules maîtrisera l’érigéron souvent présente dans ce cas, explique le conseiller, avant un deuxième passage avec de la flumioxazine à la dose indiquée, et toujours pré-débourrement ».

Travailler le sol pour éliminer les vivaces

En présence de vivaces estivales, comme du liseron, et un cavaillon peu enherbé, mieux vaut commencer par travailler mécaniquement le sol avec des disques émotteurs ou des lames interceps. « Il faut le faire jusqu’en mai, avant un passage de glyphosate adjuvanté à 1,25L/ha » poursuit Nicolas Mechineau.

Sur les parcelles avec des espèces ligneuses, comme de la garance, il faut provisoirement abandonner la solution chimique. « On travaille le sol avec soin pendant au moins un an ».

En plus des alternances annuelles, les viticulteurs peuvent aussi opter pour une alternance d’inter-rangs travaillés et d’autres semés sur une même parcelle afin de faciliter le passage du pulvérisateur.

 

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