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Maladies du bois
Émoi après la disparition de Bernadette Dubos, pionnière de la lutte contre les dépérissement du vignoble

A la station Inra de pathologie de Bordeaux, Bernadette Dubos a fait la lumière sur de nombreuses maladies du bois de la vigne, de l'esca au BDA, en passant pas l'eutypiose et le bois noir. Elle vient de décéder à l'âge de 79 ans.
Par Marion Bazireau Le 08 janvier 2022
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Émoi après la disparition de Bernadette Dubos, pionnière de la lutte contre les dépérissement du vignoble
Lors de la recrudescence de l’esca, Bernadette Dubos avait annoncé que « l’histoire de la viticulture de la fin de ce siècle serait marquée par le développement des maladies de dépérissement des espèces ligneuses… ». - crédit photo : UMR Save Inrae Bordeaux
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’est avec peine que Marie-France Corio Costet, directrice de recherches à l’Inrae-Bordeaux sciences agro a annoncé à la rédaction de Vitisphere le décès de Bernadette Dubos survenu le 17 décembre dernier, à l’âge de 79 ans.

Reconnue de l’ensemble de la filière viticole pour ses recherches sur les maladies du bois, la chercheuse a travaillé à la Station Inra de pathologie de Bordeaux pendant 20 ans.

Lors de la recrudescence de l’esca, Bernadette Dubos avait annoncé que « l’histoire de la viticulture de la fin de ce siècle serait marquée par le développement des maladies de dépérissement des espèces ligneuses… ».

Eutypiose, Esca, pied noir, BDA

Philippe Larignon est devenu une référence en mycologie en la côtoyant pendant deux décennies, à partir de 1983 lors de son entrée en DEA, en commençant par travailler sur l’eutypiose, et jusqu’à la retraite de sa responsable en 2005. « Nous avons identifié le champignon responsable de l’esca et Bernadette a toujours fait en sorte de trouver des financements pour que nous continuions à comprendre son mode de propagation et son cycle biologique au vignoble ».

Un laboratoire familial

Le binôme ne se séparera qu’à de rares reprises, lors du post-doctorat de Philippe Larignon à l’Université de Davis en Californie ou des séjours de Bernadette Dubos à l’étranger. « C’était une grande communicante, recevant des chercheurs du monde entier dans son laboratoire, et partant à leur rencontre » se souvient-il.

Cette femme généreuse recevait quotidiennement collègues et étudiants dans son bureau pour partager un café et des moments chaleureux. « Bernadette avait su donner un vrai côté famille au laboratoire » reprend Philippe Larignon.

Ensemble, ils ont aussi identifié l’agent pathogène du pied noir de la vigne à la fin des années 1990, puis du Botryosphaeriose (Black Dead Arm). Bernadette Dubos a également occupé le poste d’expert à l’Organisation Internationale du Vin (OIV) et présidé diverses organisations.

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Tous les commentaires (1)
Pal Le 11 janvier 2022 à 14:15:28
Une grande dame, une chercheuse et une amie... Bienveillance et franchise, plaisir de partager... Adieu Bernadette !
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