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Ça ne peut qu'aller mieux en 2022, si...

Par Alexandre Abellan Le 29 octobre 2021
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in octobre, il est bien trop tôt pour présenter au vignoble des vœux de bonne année 2022. Mais la Toussaint approchant, il est possible d’enterrer l'éprouvante année 2021, de se projeter et d’espérer une récolte si ce n’est généreuse, du moins s’apparentant à une forme de normale. En ayant fini avec ce que l’on appelle pudiquement un "millésime de vigneron", les viticulteurs se projettent avec soulagement sur un avenir qu’ils espèrent moins éprouvant. Usant physiquement et psychologiquement, 2021 va laisser des traces que tous les opérateurs espèrent effacer dès 2022.

Mais avant même la campagne viticole, la filière vin doit continuer de se mobiliser et phosphorer pour assurer son avenir. Le premier défi concerne la gestion de la pénurie des vins blancs : entre hausse des cours et rationnement, l’enjeu est de préserver un maximum de marchés jusqu’à la jonction avec le prochain millésime. Au-delà de ce pilotage à court-terme, la profession doit poursuivre ses réflexions sur le lissage à moyen-terme de ses volumes disponibles. La boîte à outil est vaste, des renforcements de Volumes Complémentaires Individuels (VCI) à l’instauration de réserves climatiques (type Champagne et Cognac), en passant par des investissements dans la lutte antigel (câbles, tours…), la création d'aides pour assurer les carences d'apport (et les frais fixes de vinification) et pourquoi pas de nouvelles pratiques culturales (taille tardive des parcelles gélives, adaptation de l’encépagement, etc.).

Autres conditions pour envisager un millésime 2022 serein : obtenir des assurances récoltes pertinentes pour maintenir la couverture multirisque climatique (les premiers retours du terrain évoquent des rapports sinistres à primes particulièrement désavantageux, alors que la réforme pour 2023 reste inconnue) et bénéficier d’un soutien aux trésoreries par des leviers bancaires (recul d’échéances pour les Prêts Garantis par l’État, année blanche pour les encours…).

Avec l’approche des élections présidentielles et parlementaires, la filière peut espérer bénéficier de nouveaux leviers pour faire avancer ses dossiers. S’il est trop tôt pour savoir si cela ira mieux l’année prochaine, on peut déjà raisonnablement espérer que ça n’aille pas pire.

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