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Conférence Vinomed
Vigneron, comment réussir votre projet oenotouristique ?

Vaste question, toujours autant d'actualité, auquel 4 experts ont apporté un éclairage, chacun selon leur spécialité. Financement, juridique, identité, voici trois points novateurs mis en lumière lors de cette table ronde organisée pendant la première édition de Vinomed, salon des Vins et de l'Oenotourisme en Méditerranée, à Montpellier le lundi 25 octobre 2021.
Par Anne Schoendoerffer Le 26 octobre 2021
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Vigneron, comment réussir votre projet oenotouristique ?
De gauche à droite : Philippe Delaunay, Marie-Ange Lasmènes, Aymeric Louvet, Jean-François Pouget et France Gerbal-Médalle. - crédit photo : Anne Schoendoerffer
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n introduction de la conférence ce 25 octobre sur le salon Vinomed, Jean-François Pouget, directeur marketing et communication de l'Agence de Développement Touristique Hérault, rappelle que le maître mot, au cœur de tout : “c’est le récit”. Qu’il faut scénariser.

“On ne sait jamais par quoi commencer” poursuit Philippe Delaunay, le directeur associé de O Group, société spécialisée dans le financement. Pour lui, tout démarre par la structuration de son projet. Comment le monter ? Le réussir ? Factuellement, comme il s'inscrit dans une perspective économique, derrière chaque question, il y a un financement possible. Tout dépend, entre autres, du lieu où vous voulez vous installer et de la structuration de votre offre. Les aides se sont renforcées en 2021, via le patrimoine ou les circuits courts par exemple. En ce moment, il accompagne la création d’un tiers lieu, dans des vignes en PACA. “Cette région est en demande. Elle soutient ce projet car il y a un impact économique et on touche aux mobilités douces ainsi que tout ce qui se crée autour” précise-t-il. Il avertit aussi : “les aides sont un accompagnement mais pas un levier”.

Vous ne devez pas oublier le juridique

L’avocat Aymeric Louvet, du cabinet SCP KLYB, expert en droit vitivinicole, rappelle que dans l'oenotourisme, il faut aussi rentrer dans le droit du tourisme. Il soulève quelques questions ubuesques pour qui n’est pas de la partie : “quid de la fiscalité ? des règles d’urbanisme ? Dois-je posséder une activité dédiée ? Je pourrai vous faire un inventaire à la Prévert avec notre mille feuille administratif”. D'autant plus qu’avec la loi Evin, on ne peut plus communiquer sans connaître le droit. Sans parler des vins et de la marque qu’il faut protéger. S’inscrire dans un projet oenotourisme demande de l’anticipation et “vous ne devez pas oublier le juridique” prévient l’avocat.

Avec l’ethnologue Marie-Ange Lasmènes, de la société Paroles Paroles, c’est autour de l’identité que se pose l’oenotourisme. “Moi j’amène de la matière. Je suis la dame qui fait pleurer les petits vieux”. Son travail consiste à aller interroger et valoriser. L’objectif ? Trouver des clefs de compréhension à travers des histoires individuelles et territoriales. Via son approche systémique, l’ouvrage qu’elle a réalisé au sein de la coopérative de Montpeyroux en Languedoc a créé un double lien : un travail de mémoire sur trois générations qui a redonné une fierté et un sens aux coopérateurs (et des larmes, sic)  ainsi qu’une valorisation de leurs vins.

Comme le résume France Gerbal-Médalle, la ​fondatrice d'AOC Tourisme, Docteure en géographie et organisatrice de cette conférence : “pour arriver à progresser, il faut se donner les moyens”. Rencontrer les bons experts en somme.


 

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