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Soutiens de poids

Dijon officialise un "dossier de qualité" pour accueillir l’ONU du vin

Mercredi 16 juin 2021 par Clément l'Hôte
Article mis à jour le 17/06/2021 15:36:13

De gauche à droite Gilles de Larouzière, président de la maison Bouchard Père et Fils (Beaune), Vincent Thomas, président de l’Université de Bourgogne, Patrick Ayache, vice-président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, professeure Jocelyne Pérard, responsable de la chaire Unesco « Culture et traditions du vin » de l’université de Bourgogne-Franche-Comté, François Rebsamen, maire de Dijon, Sladana Zivkovic, adjointe au maire de Dijon, en charge des relations internationales, François Labet, président du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne, Aubert de Villaine, co-gérant du Domaine de la Romanée Conti.
De gauche à droite Gilles de Larouzière, président de la maison Bouchard Père et Fils (Beaune), Vincent Thomas, président de l’Université de Bourgogne, Patrick Ayache, vice-président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, professeure Jocelyne Pérard, responsable de la chaire Unesco « Culture et traditions du vin » de l’université de Bourgogne-Franche-Comté, François Rebsamen, maire de Dijon, Sladana Zivkovic, adjointe au maire de Dijon, en charge des relations internationales, François Labet, président du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne, Aubert de Villaine, co-gérant du Domaine de la Romanée Conti. - crédit photo : Ville de Dijon
L’organisation Internationale de la Vigne et du Vin doit quitter ses locaux parisiens et cherche un nouveau point de chute. Après Bordeaux et Reims, c’est au tour la capitale bourguignonne de défendre publiquement son dossier.

« Notre dossier est, je crois, le meilleur ». Face à la presse, le maire de Dijon François Rebsamen a officialisé la candidature de sa ville à l’accueil du siège de l’OIV. Une ambition disputée par Bordeaux et Reims, villes qui avaient déjà communiqué publiquement. La capitale bourguignonne, jusqu’ici discrète, a voulu sortir de l’ombre pour éviter toute spéculation quant à un éventuel coup de pouce au sommet de l’État, parfois suggéré dans la presse. « J’ai lu un article qui dit que ce serait un choix politique. Je voulais dire ici que nous présentons un dossier de qualité » a insisté François Rebsamen.

Aubert de Villaine en soutien

Des qualités que l’ancien ministre de François Hollande a tenu à énumérer. « Nous mettons à disposition l’hôtel Bouchu d’Esterno, un monument historique proche de cité internationale de la gastronomie et du vin. C’est un lieu prestigieux et adapté au fonctionnement de l’OIV. » Et de préciser que « l’État fera des économies grâces à cette candidature ».

Les soutiens de l’édile se sont également manifestés. Parmi eux : l’Université de Bourgogne, et ses « 150 chercheurs qui travaillent sur le thème de la vigne et du vin », ou encore la région Bourgogne-Franche-Comté. Aubert de Villaine, co-propriétaire de la Romanée Conti, a lui aussi tenu à apporter sa pierre. « En tant que vigneron, je pense que cette candidature est idéale. La ville de Dijon est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, tout comme le vignoble voisin. C’est un vignoble modèle pour toutes les viticultures de terroir. »

Réponse attendue le 12 juillet

Gilles de Larouzière, à la tête de la maison champenoise Henriot et de la maison bourguignonne Bouchard Père et Fils, a de son côté tranché en faveur de Dijon. « Il était difficile de soutenir cette candidature, mais le dossier est excellent. Le modèle Bourguignon est universel, d’où son inscription en tant que patrimoine mondial », a déclaré le dirigeant, également président de l’association des climats de Bourgogne.

L’OIV devrait annoncer la ville retenue ce 12 juillet, au lendemain de sa prochaine assemblée générale.

Aperçu du lieu candidat pour accueillir l'OIV : l'hôtel Bouchu d'Esterno. Photo : Mairie de Dijon.

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