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Campus de Davayé
Une parcelle dédiée à l'agroforesterie pour les BTS Viti-Oeno

Dans le Mâconnais, l'Agro Bio Campus de Davayé va mettre à disposition de ses BTS Viti-Oeno une parcelle de 0,8 hectares, à planter entièrement dans une optique d'agroforesterie. Plusieurs variétés d'arbres fruitiers côtoieront la vigne au sein de cette étude grandeur nature, qui doit être menée sur au moins 15 ans.
Par Clément l'Hôte Le 23 avril 2021
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Une parcelle dédiée à l'agroforesterie pour les BTS Viti-Oeno
La parcelle est mise à disposition pour un essai viticole de 15 à 20 ans. - crédit photo : DR
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 Il n’y avait pas encore d’expérience de ce type en Bourgogne à notre connaissance » estime Jean-Philippe Lachaize, directeur de l’Agro Bio Campus de Davayé. L’établissement a décidé, fin 2020, de mettre à disposition l’une de ses parcelles, auparavant plantée en AOP Saint-Véran, dans le cadre d’un projet d’agroforesterie. Au total, 0,8 hectare d’un seul tenant, pour un essai à mener sur 15 à 20 ans. « Ce sera la parcelle privilégiée des BTS viti-oeno mention agriculture biologique », une formation labellisée depuis deux ans.

Le projet prévoit d’associer sur cette friche vigne et arbres fruitiers lors de sa plantation. Parmi les objectifs : « déterminer si ces espèces peuvent cohabiter et observer l’évolution de la vie dans les sols ». L’étude portera également sur « l’impact de l’ombrage sur le développement des vignes et la qualité du raisin ». La parcelle doit comporter différentes largeurs d’inter-rang, afin d’évaluer l’impact de ce paramètre.

Une dimension pastorale à l’étude

Dans un second temps, une dimension pastorale pourrait se greffer à l’étude. « Ce serait la cerise sur le gâteau, car au campus nous sommes aussi éleveurs de chèvres et producteurs de fromages en AOP Mâconnais » confie Jean-Philippe Lachaize, précisant toutefois que « la chèvre est un animal moins docile que le mouton ».

Conçu dans le cadre de l’appel à projet gouvernemental « l’Atelier des Territoires », le projet n’en est qu’à ses débuts. Avec un budget estimé à 25-30 000€ pour la seule plantation, « on ne veut pas partir bille en tête » temporise Jean-Philippe Lachaize. « C’est un projet assez complexe. Avant d’entrer dans la partie opérationnelle, il nous faut un protocole scientifique pointu ». Pour ce faire, le campus prévoit de collaborer avec la chambre d’agriculture et le Vinipole sud Bourgogne, ainsi que l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV) et l’nstitut National de la Recherche Agronomique (Inrae). La question de la concurrence entre les espèces sera au cœur de leurs réflexions.

L'envie de produire de bons vins

Comptant aussi sur l’aide de l’union des producteurs de Saint-Véran, cette aventure viticole sera, quoi qu’il arrive, une question de temps long. « Avec l’envie que ça réussisse, de pouvoir produire de bons vins, et des résultats techniques transposables pour d’autres.»

 

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