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Parcours atypique

Hollandais et ingénieur en micro-électronique, il est le nouvel adhérent de la coop de Montpeyroux

Lundi 07 septembre 2020 par Michèle Trévoux

Arnoud Fortuin est nouvellement installée en viticulture bio des les terres de la coopérative de Montpeyroux.
Arnoud Fortuin est nouvellement installée en viticulture bio des les terres de la coopérative de Montpeyroux. - crédit photo : Arnoud Fortuin
Un ingénieur en semi-conducteur d’origine hollandaise, a pu réaliser son rêve de devenir viticulteur grâce au soutien de la cave coopérative de Montpeyroux qui l’a aidé à trouver du foncier. Viticulteur très impliqué, il est devenu aujourd’hui le vice-président de la cave.

A Castelbarry, les valeurs humaines ont toujours été au cœur du développement de l’entreprise. Le soutien apporté à l’installation d’un nouvel adhérent en témoigne à nouveau. A priori, rien ne prédestinait Arnoud Fortuin à devenir viticulteur à Montpeyroux. Ce Néerlandais d’origine, ingénieur spécialisé dans les semi-conducteurs, a commencé sa carrière dans les grands groupes, d’abord Philips, puis NXP avant de rejoindre un groupe américain.  Installé dans la région de Montpellier depuis 2007, cet expert en micro-électronique se prend de passion pour la vigne et le vin et part à la quête de vignoble.

Propriétaire de 7 ha pour démarrer

Grâce à la cave coopérative de Montpeyroux, il commence par acquérir 4 ha de vigne cédé par un adhérent partant à la retraite, puis porte son vignoble à 7 ha. Pour se former à sa nouvelle passion, il suit une formation à la Chambre d’agriculture, passe un contrat de tutorat avec le viticulteur qui lui a cédé ses vignes pour être accompagné pendant 3 ans, et ne manque aucune des réunions techniques, que la coopérative propose tous les 15 jours à ses adhérents, avec l’appui d’un conseiller de la chambre d’agriculture. En 2017, pour préserver son potentiel de production, la coopérative rachète le domaine des songes, un vignoble de 6 ha avec un petit mas, à la vente sur un site emblématique à l’entrée du village. Et c’est tout naturellement à ce viticulteur très impliqué qu’elle confie les vignes en fermage. « La coopérative n’a pas vocation à porter du foncier. Nous avons donc lancé un appel à nos clients, fournisseurs, partenaires et amis pour leur proposer de devenir actionnaire du Groupement Foncier Viticole du Mas des Songes, appelé à devenir propriétaire de ces vignes », explique François Boudou, le président de la coop.

80 porteurs de parts pour le GFV Mas des Songes

L’appel est lancé en mai 2019, une cinquantaine d’acquéreurs se sont manifestés avant l’été et en octobre, les 100 parts ont trouvé preneur auprès de 80 actionnaires. « Pour un tiers, ce sont des gens du coin, l’autre tiers correspond à nos clients et connaissances et le dernier tiers est constitué par des passionnés de vin, venus de toute la France et même de Belgique », précise François Boudou. Ce samedi 29 août, l’ensemble de ces porteurs de part était réuni ou représenté lors de la création officiel du GFV. « Je suis client de la cave, j’aime bien leurs vins. Quand j’ai reçu ce courrier me proposant d’acquérir une part de vignoble, j’ai trouvé l’idée sympa et j’ai souscrit », témoigne Julien, trentenaire montpelliérain, qui fait partie des 80 porteurs de part. Prochaine étape, la cession par la cave des 6 ha au GFV Mas des Songes, qui conservera Arnoud comme fermier.

Grâce à ses 6 ha supplémentaires, Arnoud, qui dispose désormais de 15 ha en production en troisième année de conversion bio, a pu lâcher en 2018 son activité de consultant en micro-électronique, qu’il avait gardée jusque-là, et peut désormais se consacrer pleinement à son vignoble. Membre du conseil d’administration depuis 2016, il est devenu cette année vice-président de la cave. La jeune pousse est devenue un pilier de la coopérative. Une histoire d’hommes comme les aime cette coopérative engagée.

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