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Contrôles sanitaires confinés
WhatsApp pour détecter les maladies de la vigne

Avec le confinement les chambres d'agriculture de Rhône-Alpes et de Côte-d'Or ont décidé de mettre à contribution les réseaux sociaux pour faire remonter les données de terrains concernant les attaques parasitaires.
Par Chantal Sarrazin Le 05 mai 2020
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WhatsApp pour détecter les maladies de la vigne
En Bourgogne, des groupes WhatsApp de suivi sanitaire des parcelles se sont constitués sous l'impulsion de la Chambre d'agriculture. - crédit photo : Bayer
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n avril, les chambres d’agriculture de Rhône-Alpes et de Côte-d’Or ont décidé de créer des groupes WhatsApp dédiés à la surveillance sanitaire et à la protection du vignoble. « Télétravail oblige, nous sommes beaucoup moins présents sur le terrain, commente Benoît Bazerolles, technicien viti-environnement à la chambre d’agriculture de Côte-d’Or. Nous avons donc demandé aux vignerons de nous faire remonter leurs observations de terrain par SMS, mail et WhatsApp. Tout le monde connaît cette application simple et facile à utiliser pour communiquer à plusieurs. »

Les maladies signalées aux groupes

Pour couvrir au mieux le vignoble, la chambre a constitué deux groupes, l’un en côte de Nuits, l’autre en côte de Beaune. Chacun compte une dizaine de membres avec un à deux vignerons référents par village. Philippe Gavignet, vigneron à Nuits-Saint-Georges (21) sur 14 hectares, en fait partie. « Dès que nous voyons des symptômes de maladies, des ravageurs… on les signale au groupe », explique-t-il. Nous l’avons contacté au mois d’avril, en début de saison alors qu’il n’y avait pas encore de maladie. « Pour l’instant, il n’y a pas grand-chose à observer, nous a-t-il indiqué. Mais j’ai repéré des noctuelles sur une parcelle de chardonnay en Nuits-Saint-Georges, habituellement peu sensibles aux attaques. J’ai pris une poignée de photos que j’ai transférées au groupe en expliquant que cela ne concernait que cinq pieds d’une vigne de 25 ares ». En échange, Philippe Gavignet espère bien pouvoir compter sur les alertes des autres vignerons du groupe. « On pourra ainsi savoir ce qui se passe dans les secteurs où nous avons des vignes mais qui sont éloignées de nos exploitations. Ce qui est assez fréquent en Bourgogne », observe-t-il.

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