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Rebelotte

La grêle sème le trouble dans l'Aude

Mercredi 29 avril 2020 par Marion Bazireau

Les adhérents de la Cave des Terroirs du Vertige ne sont pas passés au travers de l'orage.
Les adhérents de la Cave des Terroirs du Vertige ne sont pas passés au travers de l'orage. - crédit photo : Cave des Terroirs du Vertige
De la grêle et 50 mm de pluie sont tombés entre 18h30 et 19h ce lundi 27 avril. Les Hautes Corbières payent le plus lourd tribut.

« Cette année rien ne va, ni l’économie, ni le climat » se désole Frédéric Rouanet, Président du Syndicat général des vignerons audois, après le passage d’un orage de grêle dans les Hautes Corbières, lundi 27 avril.

La grêle a frappé entre 18h30 et 19h, engendrant essentiellement des dégâts dans les vignobles de Talairan, Tournissan et St-Pierre-des-Champs, et Thézan. « Moins virulents, de petits grêlons sont aussi tombés sur le Narbonnais et le massif de la Clape » précise Frédéric Rouanet.

100 hectares impactés

A Talairan, à la cave des Terroirs du Vertige, « c’est désormais 6000 hl de pertes que nous cumulons depuis le gel du 27 mars » témoigne Ludovic Roux, Président de la coopérative et de la section vin de Coop de France Occitanie. Sur son exploitation, le gel et grêle lui ont pour l’heure coûté 10 de ses 48 hectares en production. Au total, 100 hectares seraient concernés dans sa région. « La végétation y est détruite de 10 à 60%, en fonction de la distance des parcelles au centre de la cellule orageuse » rapporte Ludovic Roux. « C’est très empirique, mais j’ai l’impression que les dégâts sont plus importants sur la syrah. L’orientation des vignes a également limité ou favorisé la casse. »

Les sols sont détrempés

En 30 minutes, près de 50 mm sont tombés. « Si les sols étaient déjà bien détrempés certaines parcelles sont désormais complètement noyées. Voyant l’orage arriver, les viticulteurs avaient sulfaté ce weekend, avec des quads et même à la main, car les tracteurs ne peuvent pas rentrer dans les parcelles. Certains n’ont malheureusement pas eu le temps de finir leurs traitements. » Or, toutes les conditions sont désormais réunies pour que le mildiou prolifère. « Sans compter les escargots, qui raffolent de ce temps marin et ont déjà mangé la moitié des souches » ajoute Frédéric Rouanet. Vivement 2021.



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