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Occitanie

Le salon des interprofessions est reporté

Mardi 10 décembre 2019 par Marion Sepeau Ivaldi

Il faudra également parvenir à faire vivre tout le vignoble d’Occitanie dans une région où chacun est profondément attaché à son territoire, souhaitant le faire découvrir, le mettre en avant, et vanter sa valeur paysagère et culturelle. En somme : une guerre de chapelle où chaque cloche cherche à sonner plus fort que les autres. L’accord parfait sera-t-il trouvé ?
Il faudra également parvenir à faire vivre tout le vignoble d’Occitanie dans une région où chacun est profondément attaché à son territoire, souhaitant le faire découvrir, le mettre en avant, et vanter sa valeur paysagère et culturelle. En somme : une guerre de chapelle où chaque cloche cherche à sonner plus fort que les autres. L’accord parfait sera-t-il trouvé ? - crédit photo : CC0 Creative Commons
Le projet de création d’un salon régional à l’initiative des quatre interprofessions du Sud est reporté d’un an.

C’est une histoire comme seule la région viticole d’Occitanie en a le secret. Depuis quelques mois, les interprofessions du Languedoc-Roussillon, réunies sous l’égide d’InterSud, travaillaient à la création d’un nouveau salon. Objectif : offrir une vitrine aux vignerons ne pouvant se rendre à Wine Paris pour cause de frais trop élevés. La volonté était de réunir 500 vignerons à Narbonne en avril 2020. Mais voilà, l’imbroglio politique aura pris le pas sur l’intérêt collectif. Et, n’ayant pu se mettre d’accord, les interprofessions ont préféré dire stop au projet. Il serait reporté en 2021… si les blocages sont levés.

Le Sud-Ouest dans la danse

Le dessous des cartes veut que la région Occitanie ait conditionné l’apport de son soutien financier à la présence des vins du Sud-Ouest. Mais InterSud était propriétaire du salon. Elle a donc choisi de proposer aux vins du Sud-Ouest d’être présents au titre « d’invités ». Ce que ces derniers ont accepté bon gré, mal gré, jusqu’au moment où le nom du salon a été mis sur la table. Il évoquait Sud de France, la marque emblématique du Languedoc-Roussillon qui connaît par ailleurs des attaques administratives de l’Inao. Une marque sous laquelle les vins du Sud-Ouest ne peuvent se reconnaitre.

A cela s’est ajouté le refus du CIVR de financer l’événement. L’attribution de l’organisation du salon à Comexposium n’a pas manqué également d’irriter certaines ODG, la disparition de Vinisud ayant laissé quelques cicatrices encore inflammables. Bref, les tensions étaient telles que les organisateurs ont dû reporter le salon.

Trouve l'équilibre de négociation

Car, d’aucuns doutent de la nécessité de se remettre autour de la table des négociations. Nombre sont convaincus de l’intérêt d’un rendez-vous régional, propice à créer des expériences valorisant le patrimoine régional. Mais sous quelle forme ? Et où ? Des questions qui seront au cœur des débats. Dans un contexte où des initiatives voient le jour comme le rendez-vous de l’AOC Languedoc ou Vinomed et où le format salon tombe en désuétude, il est certain que les équilibres de négociation seront difficiles à trouver. Il faudra également parvenir à faire vivre tout le vignoble d’Occitanie dans une région où chacun est profondément attaché à son terroir, souhaitant le faire découvrir, le mettre en avant, et montrer sa valeur paysagère et culturelle. En somme : une guerre de chapelle où chaque cloche cherche à sonner plus fort que les autres. L’accord parfait sera-t-il trouvé ?

 

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