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Un logo invitant au tri de la bouteille pourrait être rendu obligatoire

Mardi 17 septembre 2019 par Bertrand Collard

Maxime Toubart, président du syndicat des vignerons de Champagne et Eric Tesson, directeur de la Cnaoc lors de la journée vendange de la Cnaoc et du SGV
Maxime Toubart, président du syndicat des vignerons de Champagne et Eric Tesson, directeur de la Cnaoc lors de la journée vendange de la Cnaoc et du SGV - crédit photo : B. Collard
La loi sur l’économie circulaire qui entre en discussion au Sénat prévoit l’obligation d’apposer le logo « triman » sur les bouteilles en verre. La Cnaoc s’y oppose.

Le triman, vous connaissez ? C’est ce petit bonhomme dans un cercle qui doit figurer sur tous les produits soumis à une consigne de tri. Sauf sur le verre, qui exempté de ce logo.

"Pensez
au tri"

Avec la loi sur l’économie circulaire, cette exception doit tomber. Cette loi prévoit en effet que « tout produit (…) à destination des ménages fait l’objet d’une signalétique informant le consommateur que ce produit fait l’objet de règles de tri. » Si cette disposition était adoptée, il faudrait faire figurer le logo sur toutes les bouteilles, accompagné de la mention « Pensez au tri ! »

La Cnaoc « n’y est pas favorable, pour ne pas dire mieux », résume Eric Tesson. Le directeur de la confédération des syndicats d’AOC s’est exprimé le 16 septembre devant les parlementaires et la presse invités à la journée vendange organisée en Champagne avec le syndicat général des vignerons.

Eric Tesson a avancé deux raisons : le verre est déjà recyclé à 85 %, un taux supérieur aux objectifs fixés par l’Union européenne et imposer compliquerait l’étiquetage pour tous deux qui exportent, ce logo étant franco-français.

"Nombreux soutiens"

L’examen du projet de loi commence cette semaine, en commission, au Sénat. Avant cela, de nombreux sénateurs ont déposé des amendements pour maintenir l’exemption pour le verre. La Cnaoc bénéficie donc de soutiens dans la bataille qui s’engage.

A l’inverse, elle voit d’un très mauvais œil d’autres amendements pour favoriser, voire imposer la consigne. « On risque de voir arriver la consigne sur le verre. C’est un mauvais signal », déplore Eric Tesson dont l’organisation veillera à ce que ça n’arrive pas.

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VOS RÉACTIONS
Alain Ségelle Le 17 septembre 2019 à 22:53:30
Répondre favorablement à cela, c'est la porte ouverte aux mêmes formats pour toutes les bouteilles de vins, comme pour les paquets de cigarettes & déjà quelques autres produits : "garde à vous" ! Bachiquement bio, A.S.
Clem Le 17 septembre 2019 à 18:42:52
Encore des gens complètement à la rue en terme d'enjeu. Qu'est qui fait peur avec la consigne ? ( que de très nombreux pays Européen appliquent avec du sucée). On achète au même prix des bouteilles lavées que celle recyclées ( et les prix baisseraient si il y a plus de demande). A la différence que lavée une bouteille coûtent 15 fois moins d’énergie et 80% de CO2 que le recyclage, qui est une bêtise pour la majorité du verre. Quand je vois que c'est ce genre de personnes qui nous représentes ,j'ai honte.
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