LE FIL

L’air qu’on respire

Vendredi 13 septembre 2019 par Marion Sepeau Ivaldi

Ce vendredi 13 septembre, un beau soleil brille au-dessus des vignes d’Artaban de Bernard Angelras, président de l’IFV. Celui-ci a convié la presse locale et le maire de Nîmes à vendanger sa première récolte de cépage résistant sur une parcelle située à quelques encablures de la ville et de ses habitations. La vigne n’a subi aucun traitement, cette année. Voilà une vigne qui tue dans l’œuf tout projet de ZNT riverains. Aux abords de la parcelle, les habitants peuvent respirer sans crainte. Les journalistes sont conquis. Reste un message difficile à faire passer : il faut du temps ! Juste 15 ans pour accoucher d’une vigne résistante et encore 5 ans minimum pour qu’elle soit plantée et productive sur une exploitation. La cadence de la transition écologique n’est désespérément pas celle des échéances politiques et encore moins celles des municipales de 2020…. Clermont, Paris, Grenoble, Lille et Nantes annoncent avoir pris un arrêté pour interdire les pesticides sur leur territoire. Mais en matière de pollution en ville, l’urgence est-elle vraiment aux phytos ? Il y a comme de l’hypocrisie dans l’air.

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montaz Le 20 septembre 2019 à 10:25:37
Tout a fait d'accord avec Julien. Mais pour enfoncer le clou, l'Allemagne, la suisse, l'Autriche ont développé une production avec des cépages résistants. Nos instituts de recherche sont sur les starting blocks, et les pépiniéristes n'attendent que le feu vert... de l'administration, de l'INAO et de quelques conservateurs grincheux. Franchement, on attend quoi?
Julien Le 15 septembre 2019 à 14:34:09
Le problème c'est qu'on est 35 ans après les 1ères mesures agro-environnementales, plus de 25 ans après la conférence de Rio, 10 ans après le Grenelle de l'environnement. Les résultats obtenus par le monde agricole pendant tout ce temps : un effondrement de la biodiversité en milieu agricole (oiseaux, insectes, pollinisateurs), une dépendance toujours aussi grandes aux énergies fossiles et une augmentation de la consommation de pesticides malgré les millions d'euros du plan Ecophyto... Pas étonnant que les positions se radicalisent et que l'opinion publique ne croit plus aux allégations environnementales de la profession agricole.
bourvil Le 14 septembre 2019 à 13:22:51
Si l'on arrive à ce résultat pour tous les cépages plantés sur notre territoire une partie du problème serait résolut ,quand au temps de l'accouchement de vingt ans serait un résultat remarquable, pour le restant de l'édito l'incompétence n'a rien à voir dans ce dossier très complexe, ils le sont tous les cinq et c'est bien dommage pour leurs habitants et contribuables.
mareschzl Le 14 septembre 2019 à 11:02:48
ces cépages resistants existent depuis plus de 15 ans : arretez de dire des choses fausses sur leur durée de mise au point .Les organismes d'Etat freinent un maxi alors que le matraquage anti phyto est exacerbé. vive le journalisme d'information mais pas celui d'intox!
DP Le 14 septembre 2019 à 10:15:34
En tant que professionnels champenois, mes collègues et moi n'attendons que cela ( des vignes résistantes et ne nécessitant que peu ou pas de traitement ! ) Cela est encore mieux que mes certifications VDC et HVE niveau 3. Une telle mesure devrait être soutenue avec force par les consommateurs!
ale Le 13 septembre 2019 à 21:38:35
et la cicadelle de la FD ?
Plutôt Le 13 septembre 2019 à 18:24:17
Quelle erreur le 0 traitement la génétique n’y résistera pas longtemps. Il faut protéger la résistance Encore la mode du 0 qui fait frémir les foules La génétique est un patrimoine qu’il faut protéger 3/4 traitements cela peu suffit et ce même avec des produits bio
Antoine Le 13 septembre 2019 à 15:41:14
Il y a pas mal de temps que des cèpages resistants existent. Le problème des producteurs c'est qu'il ne suffita pas de produire nimporte quel raisin pour pouvoir en vendre le vin, il faut que le cèpage soit adapté au climat, Il faut que le vin soit bon, il faut aussi rentrer dans les règles des appelations si vous voulez rèussir à le proposer à la clientèle avec succès. Tant qu'il y aura 1 ou 2 proucteur qui proposent ces vins il arriveront probablment à les vendre dans certaines niches, mais si plusieurs s'y mettent en dehors de toute identité de la zone de production, bon courage!!
Pierre Le 13 septembre 2019 à 15:32:21
Bonjour, dénoncer l'hypocrisie des villes n'excuse en rien l'hypocrisie de l'agriculture et viticulture qui se cachent derrière le risque de pertes financières pour ne pas appliquer une réalité qui prendra de l'ampleur au fil du temps, les lobbies agrochimiques ne veulent rien céder et se moquent de la santé de l'humanité, seul le fric à tous les droits!!!
Hervé Lalau Le 13 septembre 2019 à 15:25:22
Les Suisses qu’on dit si lents ont été plus rapides que nous boivent depuis plusieurs années déjà leur vin de Divico, un cépage résistant. Pourquoi ne l’importons nous pas?
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