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Homologations
La filière machinisme anticipe une envolée des prix à la vente

Le machinisme français dénonce l'engorgement et le coût représenté par de nouvelles prescriptions obligeant à une ré homologation. Les clients finaux risquent d'en payer le prix.
Par Vincent Gobert Le 08 juillet 2019
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La filière machinisme anticipe une envolée des prix à la vente
Stands Landini et New Holland au salon Eima 2018 - crédit photo : Vincent Gobert
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l y a le problème du délai, des prix et de la concurrence. Selon la filière française du machinisme, représentée par Axema (constructeurs) et le Sédima (distribution), ce sont les conséquences qui pourraient survenir du fait de l’application tardive de l’arrêté ministériel du 19 décembre 2016. Celui-ci redéfinit les dispositions applicables aux réceptions nationales. L’article 14 précise que « les nouvelles réceptions sont obligatoires pour les nouveaux types de véhicules (nouvelles gammes) à compter du 1er janvier 2019 et pour tous les véhicules neufs à compter du 1er janvier 2020 ». Mais le format type de l’administration n’est disponible que depuis janvier 2019. Concessionnaires, constructeurs et artisans ruraux affirment ne pas être en mesure de respecter les délais pour réhomologuer tous leurs matériels neufs d’ici au premier janvier 2020. Ils demandent un délai.

Un surcoût répercuté sur l’agriculteur

Pour la filière du machinisme, le coût de cette nouvelle homologation est estimé à 20 millions d’euros. Mettre tous les dossiers à jour représente un coût moyen par entreprise estimé à 100 000 €. Elle l’explique notamment par le coût des services techniques (UTAC) pour les essais, les frais de transports des prototypes et les coûts internes de constitution du dossier. Face à l’urgence de la situation, Axema, la Fnar (artisans ruraux) et le Sedima demandent un délai supplémentaire d’un an. Leur principal argument est l’arrivée très tardive des nouveaux dossiers administratifs à remplir pour cette ré homologation. Les constructeurs ont moins d’un an pour effectuer les modifications sur les machines. Selon Axema, dans certains cas les modifications à apporter peuvent augmenter le prix de revient pour le constructeur de 6 %, un surcoût qui sera répercuté sur l’agriculteur.

Risque de diminution de concurrence

Des craintes apparaissent aussi pour de nombreuses PME du machinisme qui ne soient pas en mesure de rehomologuer leur gamme. Dans ce cas, faudra-t-il s’attendre à une diminution du nombre de marques et une réduction du panel de machines proposé par chacun ? Si une diminution de concurrence se faisait sentir les prix pourraient être impactés à la hausse. L’agriculteur paiera alors deux fois.

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Tous les commentaires (2)
C?line Le 10 juillet 2019 à 12:23:39
Les frais répercutés sur les agriculteurs ! Tellement facile... Déjà que les agriculteurs ont du mal à rentrer dans leur frais tellement les charges sont élevées et le prix de vente de leur production tellement bas (céréaliers, laitiers, ...). Une toute petite pièce métallique et vous en avez pour plus de 600 €, un petit matériel mécanique sans électronique 10 000 €, les tracteurs pour plus de 100 000 €. Alors que les concessionnaires ont des marges très élevées, et que l'on voit les commerciaux manger au resto toutes les semaines. L'effort pourrait être partager, ce serait un minimum !
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Fernand Le 09 juillet 2019 à 20:45:35
6% d augmentation sur le matériel ça va tranquille. Trop facile de répercuté les hausses sur les agriculteurs et le vin on va l augmenter de 6%!!!!!
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