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Bordeaux

Pas d’effet gilets jaunes sur la semaine des primeurs 2018

Mercredi 17 avril 2019 par Alexandre Abellan

Présents dans presque toutes les conversations de la semaine des primeurs, les gilets jaunes n’auraient pas eu plus d’impact sur la manifestation.
Présents dans presque toutes les conversations de la semaine des primeurs, les gilets jaunes n’auraient pas eu plus d’impact sur la manifestation. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
Malgré les rumeurs et les craintes, les mouvements sociaux n’ont pas eu d’impact sur l’attractivité de la semaine des primeurs, portée par un millésime qualitatif.

Ce début avril, il y avait du monde dans les châteaux et négoces de Bordeaux pour la semaine des primeurs. « Les présentations de ce millésime 2018 ont été un bon cru, en termes de fréquentation mais aussi d’ambiance » résume Ronan Laborde, le nouveau président de l’Union des Grands Crus de Bordeaux. Organisant les principaux évènements de la semaine des primeurs, l’UGCB a reçu 6 000 professionnels la première semaine d’avril, soit une hausse de 14 % par rapport à 2017. Avec 40 % de professionnels étrangers, l’Union a attiré des visiteurs du Royaume-Uni, de Chine, des États-Unis…

Un tour du monde des marchés du vin qui fait s’envoler les craintes d’un désengagement des clients du grand export, notamment nord-américains, face aux mobilisations des « gilets jaunes » (se réunissant depuis novembre chaque samedi au centre-ville de Bordeaux) et à la proximité dans le calendrier du salon Vinexpo (13-16 mai prochains). « Il y a eu beaucoup de visiteurs américains. Ils font la part des choses. Il peut y avoir un impact des gilets jaunes sur le tourisme, mais pas sur le business » confirme Frédéric Olivar, le directeur général du négoce Ballande et Méneret.

"Plus un gourou"

Portée par un millésime 2018 qualitatif*, l’affluence de ces primeurs serait également un signe de la retraite du critique américain Robert Parker. « Désormais il n’y a plus un gourou pour faire la pluie et le beau temps. Il faut faire le déplacement pour se faire son idée » estime Alain Reynaud, le président du Grand Cercle des Vins de Bordeaux (qui a accueilli 90 journalistes pendant la semaine des primeurs). « Les primeurs demeurent une affaire de spécialistes qui doivent venir sur place, s’ils veulent se faire une opinion sur le millésime et les vins des châteaux, en particulier » confirme Ronan Laborde.

 

* : Sans être pourtant exceptionnel pour de nombreux dégustateurs, qui soulignent l’hétérogénéité des cuvées selon les propriétés.
 

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