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Le gel, comme une vilaine habitude en Loire

Vendredi 05 avril 2019 par Ingrid Proust et Patrick Touchais

Le Val de Loire a connu sa première vague de gel de la saison.
Le Val de Loire a connu sa première vague de gel de la saison. - crédit photo : PT
Alors que le vignoble commençait à débourrer, le froid s’est abattu sur les des sorties bien fragiles de de Nantes à Tours. L’est a été épargné.

2016, 2017, 2019. Le gel a, à nouveau, sévi en Val dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 avril. Un vilain coup de froid oscillant entre – 2 et jusqu’à – 6 dans certaines zones s’est répandu très tôt dans la nuit. “Vers 1h, il faisait – 1”, indique un vigneron angevin. Un de ses collègues saumurois, équipé de tours anti-gel a été alerté dès 22h30. “L’alarme se déclenche à 0,4°C. Elle a tourné toute la nuit, jusqu’à 9 h”. Et pas de chance, le soleil a été radieux dès 8h, pour ajouter de la grillure au froid.

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Des dégâts à hauteur de 80 %

A l’ouest, dans le vignoble nantais, le gel ne semble avoir épargné aucun secteur. Certains évoquent des dégâts à hauteur de 80 %. D’autres plus prudents – ou plus optimistes – veulent attendre que tous les bourgeons soient parfaitement débourrés. Même si la saison était un peu en avance cette année, le gel a frappé très tôt. Les années précédentes, il ne fait pas parler de lui avant le 20.

“Tout ce qui était sorti est gelé”, indique Jean-Marie Gazeau à Martigné-Briand (Anjou). “Pour le reste, on peut peut-être se refaire. A voir”. Et d’avancer un premier chiffre : “autour de 30 % de perte, en espérant que ce ne soit pas pire”. De manière aléatoire, l’ensemble du vignoble d’Anjou-Saumur semble avoir été mordu. “Dans mon secteur, autour du Puy Notre Dame, la moitié des parcelles seraient touchées. J’évalue les dégâts, selon l’avancée, entre 20 et 70 %." indique Ludovic Thermeau.

Chinon touché

En Touraine, selon les premières constations, seul le vignoble d’Indre-et-Loire aurait été impacté – le Loir-et-Cher serait passé, peu ou prou, à côté. Même chance pour Vouvray, Valençay, Cheverny, et le Vendomois. Dans le secteur des rouges – Bourgueil, Saint-Nicolas de Bourgueil et Chinon – les températures sont descendues entre – 3 et – 4 °C. Dans l’AOC Chinon, “l’est du vignoble a été très touché, à Cravant, Panzoult, Crouzilles. Des domaines ont 50 % de dégâts sur des parcelles. L’AOC pourrait être atteinte à 20 %”, témoigne Francis Jourdan, président de l’ODG Chinon.

Montlouis qui a déjà bien souffert en 2016  notamment, auraient des parcelles impactées.

Au final, tous s’accordent à constater des dégâts ici ou là, en particulier sur les parties déjà sorties. Pour le reste, il faudra attendre. “Il est trop tôt pour estimer les dégâts”, souligne Damien Delecheneau, président de Montlouis.

 

 

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