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Montlouis sur le pied de guerre
Les grands moyens face au risque de gel

Les vignerons de Montlouis ont investi dans des éoliennes et ont fait voler six hélicoptères pour préserver leurs vignes face au gel.
Par Ingrid Proust Le 04 avril 2019
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Les grands moyens face au risque de gel
Six hélicoptère ont décollé dans la nuit du 3 au 4 avril à Montlouis. - crédit photo : Lucie Marné
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peine installée, l’éolienne fixe de Xavier Weisskopf s’est déclenchée pour la première fois le 22 mars. Il était temps. La vigne qu’elle surplombe commençait déjà son débourrement. « Cette parcelle est précoce car son sol est sableux et elle est proche d’un bois. La tour a rempli sa mission, je n’ai pas eu de dégâts », explique le vigneron. Xavier Weisskopf est le trésorier de la Cuma des Tours, créée l’année dernière dans l’AOC Montlouis. Avec six collègues, ils ont acquis au total trois éoliennes fixes, installées sur Saint-Martin-le-Beau, et sept éoliennes mobiles qui vont être positionnées sur cette commune et sur Husseau, un hameau de Montlouis. Un investissement conséquent, à raison de 36 000 € par tour mobile et de 42 000 € par tour fixe, mais indispensable, au vu de la vulnérabilité du vignoble face au gel.

Les hélicos prêts à décoller

En 2016, la récolte de l’AOC Montlouis avait été amputée de plus de 70% par le gel. L’année suivante, les vignerons décident d’affréter huit hélicoptères pour protéger leurs vignes des morsures du froid. En 2018, ils n’ont pas été utilisés, les températures étant restées clémentes. Cette année, six hélicoptères seront prêts à décoller en cas de besoin sur une partie du vignoble, en plus des éoliennes qui couvriront d’autres parcelles. « Les hélicos pourront survoler six îlots de vignes. 24 vignerons sont engagés dans le dispositif », indique Virginie Fleureau, animatrice de l’ODG des vins de Montlouis. En 2017, les hélicoptères avaient été mobilisés sur plus de 260 hectares de vignes de l’AOC Montlouis. « Cette année, la superficie prévue est inférieure, un peu plus de 100 hectares », précise Xavier Weisskopf. Six hélico ont décollé dans la nuit du 3 au 4 avril pour faire face à des températures descendues autour de -5° à -6°C.

Pas de miracles

Les hélicoptères ne sont pas en effet une solution miracle. En 2017, ils n’avaient pas pu préserver la totalité des bourgeons. « Chaque hélicoptère survolait environ 30 hectares de vignes et ne pouvait pas faire autant d’allers et retours que nécessaire. Il est plus efficace de faire voler un hélico sur 10 à 15 hectares avec un passage toutes les 15 à 20 minutes », souligne Xavier Weisskopf. Mais contrairement à l’éolienne, il ne peut pas opérer la nuit, les autorités officielles n’ayant pas délivré d’autorisations pour des vols nocturnes.

 

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