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Premier marché export
La Chine apprécie les hauts degrés du Roussillon

La valorisation des vins du Roussillon progresse fortement à l'export. La Chine devenue le premier marché de la région en volume et en valeur. Les vins de haut degré y sont demandés.
Par Bertrand Collard Le 26 mars 2019
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La Chine apprécie les hauts degrés du Roussillon
Nicolas Ponzo, directeur du CIVR (à gauche) et Philippe Bourrier, président lors d'un point presse le 25 mars à Paris - crédit photo : B. Collard
«

 Nous avons de belles perspectives d’avenir. La notoriété de nos vins progresse en France et à l’export », assure Philippe Bourrier, président du conseil interprofessionnel des vins du Roussillon et vigneron, propriétaire du château de l’Ou.

La région progresse surtout hors de France. Philippe Bourrier et Nicolas Ponzo, directeur de l’interprofession, l'ont expliqué ce 25 mars lors d’une conférence de presse à Paris.

Valorisation
en forte hausse

Entre 2012 et 2018, le chiffre d’affaires export pour les AOC du Roussillon (*) est passé de 19,2 à 26,1 millions d’euros. Dans le même temps, le prix moyen des vins secs est passé de 3,12 à 4,95 €/col soit une hausse de 54 % et les vins doux ont grimpé de 5,89 à 7,52 €/col. Les volumes ont malheureusement reculé, passant de 54 420 hl en 2012 à 50 535 hl en 2018, notamment en raison des deux petites récoltes 2016 et 2017.

« Nous avons basculé vers des marchés créateurs de valeur : l’Amérique du Nord et l’Asie. Il y a dix vignerons en Chine à l’heure où je vous parle. Toutes les semaines des gens partent à l’export. Toutes les semaines, nous recevons des importateurs ou des blogueurs asiatiques. Les gens ne s’imaginent pas le nombre de voyages que nous faisons pour vendre nos vins », explique Philippe Bourrier.

Des vins puissants mais souples

Si bien que la Chine est devenue le premier client export du Roussillon, avec 1,4 million de cols (-1% vs 2017) et 4,6 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018 (+19%). « Les Chinois sont très sensibles aux produits à fort degré. Nos vins entre 15 et 17° se vendent à très bon prix en Chine », commente le président. « Ce sont des vins puissants, mais avec des tanins souples et de la fraîcheur. Des vins dans la tendance du moment », ajoute Nicolas Ponzo.

Malgré ces évolutions, le marché français reste le primordial. Selon les évaluations du CIVR, en 2017 il représentait 74 % des volumes et 69 % du chiffre d’affaires des vins secs (AOC + IGP), et 97 % du marché es vins doux. Sur le marché national, l’interprofession souligne que les côtes du roussillon se vendent plus cher que la moyenne des AOC en grande distribution : 6,83 €/l contre 4,62 €/l en rouge, 5,21 €/l contre 3,83 €/l en rosé (chiffres de 2017).

Dans la vogue
du craft

Pour continuer à améliorer la valorisation de ses vins, le CIVR prépare une nouvelle campagne qui devrait miser sur la tendance « craft », laquelle met en valeur l’aspect artisanal, original et local des produits. Une tendance qui « correspond tout à fait à la démarche de nos vignerons », assure Philippe Bourrier.

(*) Les données pour l’IGP côtes catalanes ne sont pas disponibles.

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