LE FIL

Sauternais

Les vignes contaminées d'Alain Déjean ont été arrachées

Vendredi 15 mars 2019 par Colette Goinère

Alain Déjean : ' la DRAAF nous avait promis de ne rien faire, c’est-à-dire de ne pas arracher tant que l’appel  ne serait pas rendu '.Alain Déjean : ' la DRAAF nous avait promis de ne rien faire, c’est-à-dire de ne pas arracher tant que l’appel ne serait pas rendu '. - crédit photo : DR
Le préfet de la Nouvelle Aquitaine a tranché : les vignes d’Alain Déjean contaminées par la flavescence dorée ont été arrachées.

Il est encore sous le choc : jeudi 14 mars, 7H30 du matin, six gendarmes armés, flanqués du représentant de la DRAAF Nouvelle Aquitaine, débarquent  au domaine Rousset Peyraguey, dans le sauternais, que détient Alain Dejean.  « Je fais des arts martiaux, j’ai l’habitude de gérer mes émotions,  mais là c’était dur. Je ne suis pas un terroriste  tout de même " s’écrie ce viticulteur. Le couperet tombe. Ses vignes vont être arrachées.

Une facture de 1200 euros

En deux heures, ce sont 1440 pieds qui sont détruits. Une facture de 1200€ HT dont il va devoir s’acquitter. Cette décision prise par le  préfet de la Région Nouvelle Aquitaine, Didier Lallement, fait suite «  au refus du propriétaire de la parcelle  d’effectuer les travaux nécessaires  à la destruction des vignes contaminées  par la maladie de la flavescence dorée  suite à plusieurs mises en demeure infructueuses » précise le communiqué  de la préfecture.

Alain Déjean, lui,  ne décolère pas : «  la DRAAF nous avait promis de ne rien faire, c’est-à-dire de ne pas arracher tant que l’appel  ne serait pas rendu ".  De fait,  le 4  juillet 2017, la préfecture sommait le viticulteur de procéder à l’arrachage de la totalité des ceps de vignes  contaminés. Alain Dejean avait déposé une requête en annulation de cette obligation d ‘arrachage. Mais le tribunal administratif de Bordeaux l’avait débouté en novembre dernier.  Rebelote ? le viticulteur a fait appel. Et ne s’avoue pas vaincu : «  Je vais d’abord attendre que l’appel soit rendu. Mais c’est sûr,  je replanterai". Et de répéter qu’en matière de lutte contre la flavescence dorée, il n’y a pas qu’une seule  voie, celle des neurotoxiques : "Des voies alternatives telles que des élixirs  de minéraux sont à creuser. La nourriture d’une plante c’est 92% d’air. Cela devrait faire réfléchir » martèle-t-il.

 

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2019 - Tout droit réservé