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Médoc

La banque verte se sépare de deux crus bourgeois

Vendredi 11 janvier 2019 par Alexandre Abellan

Le château La Tour de Mons avait initialement été acheté en partenariat avec la Caisse de Dépôt et Placement du Québec (CDPQ). Le Crédit Agricole en avait pris le contrôle total en 2015.Le château La Tour de Mons avait initialement été acheté en partenariat avec la Caisse de Dépôt et Placement du Québec (CDPQ). Le Crédit Agricole en avait pris le contrôle total en 2015. - crédit photo : Château La Tour de Mons
Le Crédit Agricole veut se séparer de deux propriétés médocaines, afin de se concentrer sur un portefeuille réduit à trois châteaux à Bordeaux et en Bourgogne.

Avis aux investisseurs, les châteaux La Tour de Mons (cru bourgeois de 58 hectares en appellation Margaux*) et Blaignan (cru bourgeois de 97 ha en AOC Médoc) cherchent nouveaux preneurs. Propriétés depuis 1995 et 2004 du Crédit Agricole, et de sa filiale CA Grands Crus, les deux domaines sont mis en vente par le groupe bancaire qui indique de manière sibylline souhaiter « garder un équilibre entre l’accompagnement de ses clients et l’exploitation en direct de ses propriétés ».

Sans aller jusqu’à annoncer un prix de vente, Christophe Blanchy, le directeur général de Crédit Agricole Capital Investissement et Finance (CACIF), ajoute que « les fonds issus de la vente de ces deux propriétés viticoles seront directement réinvestis en accompagnement minoritaire (capital transmission ou capital développement) de clients du groupe Crédit Agricole ». Le Crédit Agricole est ainsi un actionnaire minoritaire du château Rayne Vigneau (grand cru classé en 1855 de Sauternes).

"Premier financeur de la filière"

Rappelant être « le premier financeur de la filière [vin] en France », le Crédit Agricole annonce conserver ses autres propriétés : à Bordeaux les châteaux Grand Puy Ducasse (40 ha de cinquième grand cru classé en 1855 de Pauillac) et Meyney (51 ha en AOC Saint-Estèphe), et en Bourgogne le château de Santenay (90 ha en côte Châlonnaise, côte de Beaune et côte de Nuits).

 

* : Comprenant le château Marsac-Seguineau, racheté en 2001.
 

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VOS RÉACTIONS
Pierre Léonard Le 12 janvier 2019 à 00:34:24
Certes ces ventes sont désormais tardives à part pour des chinois. mais je doute qu'ils puissent être interressés par des propriétés aussi mineures. Investir dans des propriétés c'est d'abord connaître le vin. Mais aussi comprendre qu'au prix à l'hectare on ne peut pas en obtenir un rapport moyen. Le seul rapport étant de les vendres à terme en espérant que la prix de l'hectare augmente.? Mais je ne suis pas un coopérant du crédit agrical qui de coopératif que son ancienne image. Faites confiance aux vrais professionnels. Pierre Léonard
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