LE FIL

Cépages résistants

N’est pas merlot qui veut !

Vendredi 04 janvier 2019 par Bertrand Collard

Le nom des cépages résistants est source à débat quand il reprend le nom d'un cépage pré-existant.
Le Conseil des vins de FranceAgriMer retoque le cépage résistant merlot khorus car il porte le nom d’un cépage emblématique français. Par ailleurs, il permet d'appeler le grenache garnacha et le pinot gris pinot griggio à l’export.
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Vincent Pugibet Le 09 janvier 2019 à 19:05:36
Faire son nid dans celui des autres ! Voilà qui pose bien le fond du problème… Tous ces cépages en discussion sont des créations de VCR, pépinière italienne qui a investi et misé bien avant d’autres sur les cépages résistants. Ces personnes en charge de lui donner les autorisations sont tout simplement ses concurrents. Il est évident qu’ils ne souhaitent pas lui ouvrir le marché et que tous ces prétextes ne sont là que pour freiner son implantation en France. Penchons-nous sur ces arguments de dénomination et de potentiel génétique ? Il y a peu de temps, le CTPS a proposé et obtenu l’inscription du Muscat Bleu ; cépage résistant issu d’un croisement sur Bianca et porteur du fameux gène soit disant contourné : Rpv3. Personne n’a relevé que le mon Muscat avait été volé au Muscat à petit grain ou Muscat d’Alexandrie pourtant basse de certains vins d’appellation. Plus récemment, ce même conseil de FranceAgriMer, a proposé au classement le Johanniter, le Monarch ou encore le Cabernet Blanc porteur eux aussi du gène Rpv3. Où est la cohérence entre ces décisions et celle d’aujourd’hui ? Soit ces gens fautent par incompétences. Ce que je pense fondamentalement. Soit ces arguments ne servent qu’une forme de protectionnisme au service de l’INRA et de l’IFV. Ce que je pense évidemment aussi. Tous les coups semblent permis pour défendre le Nid. Mais qui mène la bataille et dans l’intérêt de qui… Didier Josso dit que les professionnels estiment que ces cépages usurpent leur nom au patrimoine français. Je m’étonne de cette affirmation. Au contraire, j’ai entendu J Gravegeal, président du plus important syndicat IGP affirmer le contraire. J’entends aussi J Ducourt très proche de B Farges président du CVBG demander le classement du Cabernet Jura. Est-ce les élus professionnels qui demandent cela ou bien une poignée de fonctionnaire ? J’ai une note sur le sujet de V Berthoux, secrétaire générale du CTPS, présenté lors du dernier conseil qui conclut sur la nécessité de sanctuariser les cépages traditionnels français. Là encore c’est un avis d’une fonctionnaire pas forcément partagé par les élus. On touche là toute la difficulté de notre démocratie. Les administratifs tentent en permanence de confisquer le pouvoir au politique. Nous avons un gouvernement pro-européen et notre administration fait dans ce cas précis du protectionnisme en bafouant les règles de base de l’UE. La lutte contre les pesticides est une priorité du gouvernement et là encore l’administration freine la mise en place de solution. Il faudrait encourager les entreprises qui investissent dans la création. Ces gens font tout le contraire au détriment de notre filière française.
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