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À la recherche des secrets qualitatifs des vieilles vignes
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De la génétique au microbiome
À la recherche des secrets qualitatifs des vieilles vignes

Se penchant sur les caractères déterminant le gain en qualité des raisins, et vins, issues de vignes anciennes, une étude sud-africaine trace de premières pistes explicatives, à défaut de donner des réponses définitives.
Par Alexandre Abellan Le 20 juillet 2018
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À la recherche des secrets qualitatifs des vieilles vignes
« Les vins de vieilles vignes sont généralement considérés comme étant plus complexes que ceux de jeunes vignes. Le terme même de 'vieille vignes' tend à être utilisé sur les étiquettes pour les valoriser » note Johan Berger, ce 19 juillet à Bordeaux. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
S

e pencher sur les facteurs expliquant la qualité des vins, c’est se risque à ouvrir une boîte de Pandore : « chacun a son opinion sur les facteurs clés, qu’il s’agisse du terroir, des pratiques au vignoble ou au chai, du terroir » énumère Johan Berger (Université de Stellenbosch), ce 19 juillet à Bordeaux, lors de la douzième conférence internationale sur le croisement et la génétique de la vigne. Revendiquant la première étude scientifique sur le caractère de « vieilles vignes »* des vins, le chercheur sud africain et son équipe se sont attaqués à l’enjeu qualitatif par le biais de la génétique et du microbiome.

« Pour l’instant, il n’y a pas de réponse catégorique pour éclairer l’origine de la typicité des vins de vieilles vignes » reconnaît Johan Berger. Réalisées lors des vendanges, ses mesures dans une parcelle complantée de pinotage de 9 ceps anciens (plantés depuis plus 50 ans) et 9 plants jeunes (ayant 7 ans) indiquent en effet qu’il n’y a pas d’expression génétique significativement différente en fonction de l’âge d’une vigne. L’expérience note par contre que les pieds les plus anciens présentent les richesses et les diversités les plus importantes. Pour préciser ces mesures, le chercheur espère qu’une future étude épigénétique permettra de mieux cerner les modifications métaboliques qui existent entre les jeunes et vieilles vignes.

Plus de temps à mûrir

Mais en se basant sur les mesures agronomiques classiques (sucre et acidité), « nos recherches suggèrent globalement que les raisins des vieilles vignes mettent plus de temps à mûrir que les jeunes pieds. Ce qui pourrait permettre une plus forte accumulation des composés volatils, influençant l’arôme des baies » esquisse Johan Berger. Qui précise ne pas avoir encore de pistes d’explication. Résultats à suivre lors de la prochaine conférence internationale sur la génétique viticole.

 

* : Soit des ceps ayant plus de 35 ans, les jeunes vignes affichant moins de 10 ans pose Johan Burger, précisant que cette définition est sud-africaine et « peut varier d’un vignoble à l’autre dans le monde ».

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