LE FIL

700 000 € de dettes

Le Carré du Palais placé en redressement judiciaire

Mercredi 13 juin 2018 par Chantal Sarrazin

Le carré du Palais à AvignonLe carré du Palais à Avignon - crédit photo : Chantal Sarrazin
Un an après avoir ouvert le Carré du Palais au public, la société qui l’exploite a demandé son placement en redressement judiciaire. Un nouvelle déconvenue pour ce lieu de prestige situé au centre d’Avignon et destiné à promouvoir les vins de la vallée du Rhône.

Nouveau coup dur pour le Carré du Palais. Un an après son ouverture dans les locaux de l’ancienne banque de France, au cœur d’Avignon, la SAS Compagnie du Palais a demandé son placement en redressement judiciaire selon nos confrères de l’Écho du Mardi, après avoir été déclarée en cessation de paiement le mois dernier.

"Administrateur judiciaire"

Cette société exploite le restaurant, le bar à vins et organise différentes animations dans ce lieu à l’exception. Un administrateur judiciaire a été désigné pour assurer la gestion de l’établissement.

La SAS va bénéficier d’une période d’observation de six mois au cours de laquelle un plan de redressement sera proposé. « Il s’agit d’une disposition technique et transitoire qui va nous permettre d’effectuer les réglages économiques nécessaires, rassure Jean-Michel Guiraud, président de la Compagnie du Palais. Nous n’avons pas d’inquiétude sur l’avenir de notre projet. »

"Lourdes dettes"

Selon nos sources, cette société aurait contracté plus de 700 000 euros de dettes. Jean-Michel Guiraud n’a toutefois pas souhaité commenter ce montant.

Pour rappel, le Carré du Palais dans lequel Inter Rhône a investi la bagatelle de 2,7 millions d’euros, a vocation à être la vitrine des vins de la vallée du Rhône. Sa cave abrite ainsi quelques 8 000 références de vins élaborés par les différentes familles professionnelles du vignoble. Mais, le lieu n’a cessé de connaître des déboires.

"Nous n'avons réalisé qu'une demi-saison"

Son ouverture a été reportée à plusieurs reprises. Initialement prévue en 2015, elle a été décalée en 2016, puis en 2017 au mois de juin alors que la saison estivale avait déjà bien commencé. « Nous n’avons pu réaliser qu’une demi-saison », plaide Jean-Michel Guiraud. Inter Rhône a par ailleurs intenté une action en justice à l’encontre du maître d’ouvrage soupçonné de malversation dont notamment l’usurpation du titre d’architecte pour un préjudice estimé à 700 000 €.

La boutique de produits du terroir, de même que le restaurant gastronomique qui devait s’établir sur la terrasse panoramique du bâtiment restent pour le moment en suspend.

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