LE FIL

Fake news sur le rosé

Vendredi 25 mai 2018 par Marion Sepeau Ivaldi

Entendu cette semaine à une terrasse de restaurant :

- Il paraît qu’il n’y a plus de rosés. On va devoir boire autre chose cet été.

- Tu parles, si y a besoin, ils le font venir d’Espagne !

La déferlante médiatique sur un risque de pénurie de rosé est partie d’un article du journal Les Echos, dont le titre très accrocheur survendait une analyse économique sur le marché du rosé marqué la baisse de récolte et une commercialisation rapide. Tous les professionnels du secteur sont d’accord sur un point : le risque de pénurie est très modéré, voire nul. Bon, peut-être que certains rosés servis sur les tables estivales ne seront pas d’un millésime de la toute dernière fraîcheur. Mais, la population n’a rien à craindre, les disponibilités sont là et la consommation estivale est couverte si elle reste équivalente à celle des années passées. La véritable question est plutôt de savoir comment faire la rallonge si la consommation explosait cet été, dopée par un soleil radieux.  Par ailleurs, les stocks seront-ils suffisants pour tenir jusqu’à la mise en marché du 2018 et éviter  les ruptures à l'export ? A cette question, notre client de restaurant est bien informé. L’Espagne dispose encore de disponibilités. Pays d’Oc fait également savoir que des opérateurs peuvent fournir. Mais clairement, les opérateurs ne passeront aux achats que si la pression de la demande est très forte car les prix sont désormais élevés.

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