LE FIL

[Diaporama]

La beauté de ceux qui font le vin de Bordeaux

Dimanche 27 mai 2018 par Alexandre Abellan

Commandée par le syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur, la série sera exposée à l’avenir dans les locaux de Planète Bordeaux, à Beychac-et-Caillau.Commandée par le syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur, la série sera exposée à l’avenir dans les locaux de Planète Bordeaux, à Beychac-et-Caillau. - crédit photo : Guillaume Bonnaud
La Cité du Vin accueille une exposition de photos de Guillaume Bonnaud montrant la réalité quotidienne du travail vigneron. Loin des clichés sur des châtelains cossus et oisifs, les gestes viticoles les plus intimes, et tendres, témoignent du lien viscéral à l’outil de production.

De la fine gueule à la grande gueule, en préférant la gueule d’amour à la gueule de bois, l’exposition Belles Gueules de Bordeaux donne à voir un millésime de travail vigneron à la Cité du Vin (du 8 juin au 2 septembre, en accès libre*). À l’initiative du syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur, ce travail photographique dépasse les clichés esthétisants sur le labeur viticole (voir diaporama ci-dessous). « En fin de compte, on ne voit jamais le vigneron au travail. Il est toujours représenté avec un verre au chai ou devant sa propriété, de préférence avec une belle voiture » expose le photographe Guillaume Bonnaud.

Pour en finir avec les clichés, le photographe du Sud-Ouest a opté pour un parti pris radical : se faire oublier pour montrer ses modèles dans leurs tâches journalières. « Il n’y a pas de mise en scène. J’ai cherché à chaque fois à ce que le vigneron soit dans ce qu’il faisait. Qu’il ne pose pas et que je ne les coupe pas dans leurs gestes de marcottage ou de passage de tuyaux » explique Guillaume Bonnaud.

"Le vigneron est en premier un agriculteur"

Faisant apparaître la passion, l’attention et l’émotion derrière le quotidien, le photographe a demandé à 51 vignerons de l’accueillir pendant l’une de leurs étapes préférées de la production de vin. S’attendant à caler la majorité de ses séances lors des vendanges, Guillaume Bonnaud a découvert toute la diversité des temps viticoles : « certains aiment être dehors, avec la taille ou le relevage, d’autres aiment voir le vin à l’assemblage ou la filtration… Le vigneron est en premier un agriculteur, qui doit bien connaître le sol et la plante. »

Ayant parcouru 5 500 kilomètres dans le vignoble girondin en 2017, le photographe a rencontré autant de vignerons que de vigneronnes, de jeunes que d’anciens, de bio que de conventionnels, de coopérateurs que de caves particulières, exploitant quelques parcelles ou plusieurs centaines d’hectares… Le tout sur fond de gel exceptionnel. « J’ai vu des vignerons désemparés, mais ils ont tenu bon en affirmant l’amour de leur terre et de leur métier » conclut Guillaume Bonnaud.

 

* : 33 portraits sont exposés en accès libre dans le hall d’entrée de la cité du vin, à Bordeaux. 18 autres sont exposés au niveau du Belvédère, et ne sont accessibles qu’aux visiteurs ayant pris un ticket d’entrée (et s’apprêtant à déguster).

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