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Ça sent le roussit

La Commission Santé n’est pas convaincue par l’étiquetage off-label

Lundi 30 avril 2018 par Marion Sepeau Ivaldi

Concrètement, si le off-label est retoqué, cela voudra dire, pour tous les vignerons et les opérateurs du vin de reprendre les étiquettes de manière à introduire à la fois la valeur nutritionnelle et les ingrédients Concrètement, si le off-label est retoqué, cela voudra dire, pour tous les vignerons et les opérateurs du vin de reprendre les étiquettes de manière à introduire à la fois la valeur nutritionnelle et les ingrédients - crédit photo : Creative Commons CC0
Mi-mars, les organisations professionnelles des boissons alcoolisées présentaient en grande pompe leur proposition d’étiquetage nutritionnel et des ingrédients. Mais l’approche off-label ne convainc pas Bruxelles.

Selon une source de la DG Sanco, la proposition du secteur européen des alcools sur l’étiquetage nutritionnel et des ingrédients n’a pas convaincu de le Commissaire européen à la Santé, Vytenis Andriukaitis. Alors que l'évaluation de la proposition des industriels européens est toujours en cours d’examen, les services de la DG Sanco s’interrogent sur plusieurs aspects du texte. L’approche proposée, qui différencie sur une partie du texte, les obligations pour les bières, les spiritueux, les vins et les vins de fruit, ne paraît pas une approche cohérente. Par ailleurs, la flexibilité laissée aux opérateurs de pouvoir informer le consommateur soit sur l’étiquette, soit « off-label » (ie sur le web) interroge sur la mise en œuvre d’une telle réglementation ainsi que sur la facilité laissée au consommateur d’accéder à l’information. Le Commissaire n'aurait également pas apprécié que le secteur ne propose pas de calendrier de mise en place de la règlementation proposée.

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Concrètement, si le off-label est retoqué, cela voudra dire, pour tous les vignerons et les opérateurs du vin de reprendre les étiquettes de manière à introduire à la fois la valeur nutritionnelle (valeur énergétique selon le type de vin) et les ingrédients (dans les propositions du secteur du vin figurent : le sorbate de potassium, le dioxyde de soufre, l’anhydride de potassium, le lysozyme, la gomme arabique, les mannoprotéines…).

Néanmoins, la décision ne prendra pas forme du jour au lendemain. Car il est fort à parier que le secteur des boissons alcoolisées décidera d’entrer dans un jeu de procédures administratives et de demander une étude d’impact de la réglementation sur le secteur.

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