LE FIL

Contre-attaque

10 mesures pour encadrer le risque sanitaire lié à l’alcool

Mardi 17 avril 2018 par Marion Sepeau Ivaldi
Article mis à jour le 23/04/2018 09:26:59

Consommer 10 verres par semaine, pas plus de deux verres par jours et être abstinent plusieurs jours par semaine : telle est l'une des mesures de l'Anpaa pour encadrer le risque sanitaire lié à la consommation d'alcool.Consommer 10 verres par semaine, pas plus de deux verres par jours et être abstinent plusieurs jours par semaine : telle est l'une des mesures de l'Anpaa pour encadrer le risque sanitaire lié à la consommation d'alcool. - crédit photo : CC0 Creative Commons
Alors que la filière vin a déposé ses propositions en matière de politique de santé, l’Anpaa présente ses dix mesures pour réguler le risque lié à la consommation d’alcool en France. Le levier économique est mis en avant.

« Des médecins et militants contre l'alcoolisme ont plaidé lundi pour l'instauration d'un prix plancher par unité d'alcool afin de décourager une consommation excessive » annonce une dépêche AFP, datée du 16 avril. Elle fait suite à la prise de parole des addictologues Amine Benyamina, Michel Reynaud et Nicolas Simon, des spécialistes de santé publique, Bernard Basset et Gérard Dubois, des pneumologues, Irène Frachon et Albert Hirsch, de l'épidémiologiste Catherine Hill, et du nutritionniste Serge Hercberg. Ils reprennent l’une des dix mesures destinées à encadrer le risque sanitaire lié à la consommation d’alcool, publiées le même jour par l’Anpaa à savoir : «taxer l'alcool proportionnellement au contenu en grammes d'alcool et définir un prix minimum de vente par unité d'alcool», quelle que soit la boisson ».

Valeurs nutritionnelles

Tout comme cette mesure, les neuf autres propositions de l’Anpaa sont déjà connues, témoignant d’une certaine continuité dans le discours. L’association veut une indication sur les contenants de la quantité en grammes d’alcool et de sucre, le nombre ede calories de manière claire, lisible et contrastée. Elle plaide également pour la fin du message « à consommer avec modération » et pour sa substitution par « l’alcool est dangereux pour la santé », qu’elle souhaite voir apparaître de manière claire et immanquable sur les étiquettes des alcools. Elle réclame également la mise en œuvre d’une politique de prévention ainsi que la diffusion de nouveaux repères de consommation, à savoir dix verres par semaine.

A noter que l’Anpa débute la présentation de ses mesures par clarifier qui elle est. « Nous ne sommes pas de ceux qui contestent que l’alcool, notamment le vin, fait partie de notre paysage, qu’il participe à notre vie sociale et festive, et qu’il concourt à l’image de la France, à son patrimoine et aux bénéfices de son commerce extérieur », une réponse à peine voilée à l’argument économique brandit par la filière viticole. L’association dénonce par ailleurs «la désinformation soigneusement organisée par la filière alcool» et «la puissance de lobbying d'une industrie qui infiltre tous les niveaux de la société (...) jusqu'au plus haut niveau de l'État».

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