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Fraude bordelaise aux 4 200 hl
Première audience attendue à Libourne après l'été

Suivant son cours judiciaire, l'affaire des vins languedociens transformés en AOC de Bordeaux arrivera dans le prétoire à la rentrée prochaine. La première séance au tribunal permettant la constitution de parties civiles.
Par Alexandre Abellan Le 09 mars 2018
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Première audience attendue à Libourne après l'été
Rendez-vous est pris après l’été à Libourne. Sauf si le parquet se dessaisit entre-temps de l’affaire au profit du tribunal de Bordeaux, l’affaire mettant en jeu de nombreux acteurs bordelais. - crédit photo : Aperçu Google Maps
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évélée en novembre par Vitisphere, l’enquête douanière sur la transformation de 4 200 hectolitres de vins languedociens en appellations bordelaises suit son cours au parquet de Libourne. « Nous continuons à travailler dessus avec les Douanes, l’enquête n’est pas clôturée. Vu les éléments, ce sera trop short pour une audience au printemps. Elle aura lieu après l’été » indique Christophe Auger, le procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de Libourne, qui ne souhaite pas commenter davantage, mais suit l’affaire depuis l’été 2017 (comme l’a révélé le Sud Ouest).

Alors informé par les Douanes des contrôles réalisés depuis juin 2014 sur les négoces Signes de Terres, Terres Bio et Vitales, le procureur a pu se rendre compte de la complexité de la fraude mise à jour. Dévoilant que ces trois négoces n’avaient pas d’entrepôts mais de simples boîtes aux lettres, les douaniers ont mis à jour une vingtaine de falsifications de Documents d’Accompagnement Électronique. Ces transformations de vins lanquedociens en crus bordelais ont été réalisées entre 2012 et 2014 auprès des fournisseurs, transporteurs et clients du négociant commissionnaire. Pour révéler ces contrefaçons, les Douanes ont réalisé un véritable travail de fourmi. D’autant plus ardu que les archives de Signes de Terres se sont entre-temps évaporées, comme l’a déclaré lors d'une plainte pour vol Yanka Ferrer, la gérante de ces entreprises (en cessation d'activité rétroactive depuis l'été 2017).

Parties civiles

En l’état, la première audience est donc attendue pour la rentrée prochaine. Cette séance doit permettre de faire état de toutes les parties prenantes dans le dossier. Et permettre la constitution de parties civiles, ce qui est particulièrement attendu par la filière des vins bordelais. Le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux indiquant être à l’affût. Suivant de particulièrement près le dossier, la Confédération Paysanne est quant à elle sortie de ses gonds en apprenant que le procureur de Libourne est saisi depuis l'été 2017.

Le syndicat girondin a ainsi déposé plainte à Libourne, renchérissant sur sa plainte posée à Bordeaux en décembre dernier. « Nous nous trouvons dans une République où les acteurs officiels sont fort taiseux et où ce sont les journalistes d'investigation qui sont chargés de porter à connaissance de tous, des faits portant préjudice à la viticulture honnête » clame un communiqué de la Confédération Paysanne, mobilisée « dans une affaire que beaucoup veulent visiblement régler à l'abri des regards ».

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Tous les commentaires (1)
Pujol Le 10 mars 2018 à 13:31:34
C'est la première fois qu'apparaissent Terres-Bio et Vitales en plus de Signes de Terres. Trois sociétés aujourd'hui toutes liquidées... Qu'est-il reproché aux deux premières ? Archives de Signes de Terres volées... !!! A qui profite le crime ?
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